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Adyghee Le salon littéraire de l'ivresse des mots

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Adyghee Le salon littéraire de l'ivresse des mots

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Olam

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Verlaine

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26 septembre 2010

Dictionnaire des injures littéraires - Pierre Chalmin

18353Les entrées de ce dictionnaire se caractérisent par trois principes :

La notoriété de l'injurié,

La qualité de celui qui injurie,

Et la tournure humoristique, outrancière ou d'une absolue mauvaise foi de l'insulte.

Editions : l'Editeur - ISBN : 9 782362 010057 - Broché 721 pages - Prix : 29€

 

Mon avis : Volodia

Ce livre est un petit bijou, un régal pour l'esprit, à se procurer absolument. Il est toujours intéressant de savoir qui hait qui, est jaloux de qui, qui pense quoi de qui. L'injure littéraire comme moyen d'extermination d'un rival. D'un humour corrosif, j'adore.

Quelques exemples :

Le génie peut évidemment se passer d'avoir du goût, exemple Beethoven (Claude Debussy).

de Beigbeder frédéric : De pubard déconneur dans l'ombre des vrais écrivains qu'il  admirait dans les années 80, il est devenu mafieux cocaïné, un type  qui a à son actif un nombre imposant de crimes contre la littérature (Marc-Edouard Nabe).

de Baudelaire : Le saint Vincent de Paul des croûtes trouvées, une mouche à merde en fait d'art. (Edmond et Jules de Goncourt) et encore : Baudelaire réunit la pauvreté du chiffonnier, le sarcasme du mendiant, le désespoir du parasite (Walter Benjamin).

Et tout le livre est ainsi, ou comment remettre à sa place de façon plus ou moins élégante les importuns et ceux que l'on déteste. 

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11 septembre 2010

Absolument Débordée ! Zoé Shepard

Ou le paradoxe du Fonctionnaire.

84689979Histoire : Embauchée après huit années d'étues spérieures dans une mairie de province, Zoé Shepard a vite déchanté.

Plongée dans un univers où incompétence rime avec flogornerie, ses journées sont rythmées par des réunions où aucune décision n'est jamais prise, des rapports qu'elle doit rédiger en dix jours (quand deux heures suffisent), des pots de bienvenue, de départ, d'anniversaire.

Sans oublier les séminaires "de formation", les heures à potiner à la cantine et à la machine à café, les chefs "débordés" par les jeux en ligne, les préoccupantes interrogations de tous les destinations de vacances et autres RTT...

Chargée de mission dans un service fourre-tout, truqueuse patentée de notes admnistratives, G.O. pour délégations étrangères et hocheuse de tête en réunin, Zoé Shepart raconte avec un humour mordant ses tribulations de fonctionnaire désespérée dns un univers bien pire que tout ce que vous pouviez imaginer.

Editions : Albin Michel - ISBN : 978 2 226 20602 2 - Broché 301 pages - Prix : 19 €

Mon avis Volodia :

Pour ce qui est du style, j'y adhère complètement, pour l'histoire j'ose penser qu'il s'agit plus d'une fiction, d'un pastiche, que d'une réalité supposée. Car si dans certains services d'administrations, il existe comme partout nombre de cossards, ils ne sont pas plus nombreux que dans des entreprises dites privées, que ce soit de grands groupes ou autres.

Il en résulte un livre très drôle si pris au premier degré, mais en même temps, un peu nauséabond dans la mesure où il fait passer l'administration et donc le gouvernement qui recrute ses ouailles, après des concours souvent très difficiles et au nombre de places limitées, pour une entité incapable de sélectionner de candidats valables (dont elle fait partie ne l'oublions pas) mais qui veut se démarquer des autres en se donnant le beau rôle, par la dénonciation sous forme d'un humour corrosif d'une gabegie sans nom. Pas très sympathique non plus envers ses collègues qu'elle dépeint tantôt comme des arrivistes dont les dents raclent le sol et/ou carrément comme des incapables juste bon à traîner leur flemme dans les couloirs.

J'ai appris que depuis la parution de son livre, certains s'étant reconnus elle avait fait l'objet d'une mise à pied de 4 mois. Ce qui tendrait à dire que les personnages tant décriés étaient tout de même reconnaissables et,  soit il y aurait un fond de vérité dans les faits évoqués dans son roman, soit, les personnes et l'administration concernées se sont senties humiliées par de telles aberrations et comme elles n'ont pas d'humour, elles n'ont pu les accepter.

Cette dame porte plainte au tribunal administratif contre la sanction. Mais n'envisage pas de démissionner d'un "tel cloaque" ou, bien évidemment, elle seule peut redresser la barre et ou après tout on n'est pas si mal....

Ce livre devrait mettre en joie tous les aigris de la vie et tous ceux qui a un moment de la leur on eu des soucis avec une quelconque administration et/ou un fonctionnaire anonyme.

19 juillet 2010

Le livre des Lumières - Chaïm Potok

51SV9XFQ3AL__SL500_AA300_Avec le Livre des Lumières, Chaïm Potok pose la question fondamentale et de tous les temps : l'existence du mal dans le monde, du mal considéré en particulier comme souffrance injustifiée d'êtres innocents.

Son héros, Gershon Loran, jeune rebbe étudiant la Kabbale, dont l'adolescence a été bouleversée par la mort tragique de ses parents, est en quête d'un sens, d'une lumière au sein de ce chaos qu'est le monde brisé par les guerres, les destructions, la mort de tant d'innocents. Envoyé comme aumonnier militaire en Corée, Loran y sera rejoint par son ami Arthur Leiden, fils d'un grand physicien qui a contribué à la création de la bombe atomique et qui désire expier la faut de son père. La bombe devient le symbole même du mal : l'oeuvre de grands savants" qui ont tenu entre leurs mains la lumière du monde et n'ont livré à l'humanité qu'une lumière de mort". Loran et Leiden accomplissent un pélerinage au Japon. Là, Loran aura la plus cruciale de ses révélations.

Chaim_potokA propos de l'auteur :

Le talent de Chaïm Potok dans ce livre est d'avoir sur réactiver le symbolisme mystérieux de la Kabbale et par la force des images empruntées aux vieux textes, d'avoir insufflé une poésie cosmique à la tragédie de notre siècle.

La célébrité de Chaïm Potok tient à ses romans : Au Commencement. Je m'appelle Asher Lev et le Don d'Asher Lev. La Harpe de Davita. Le livre des Lumières. La promesse (que nous avons tous dévoré bien évidemment et dont je mettrais les histoires et nos impressions plus avant dans le blog).

Ordonné Rebbe en 1954, il a servi comme Aumonier dans l'armée Américaine en Corée. Pendant plusieurs années, il a été Rédacteur en Chef de la Jewish Publication Society of America.

19 juillet 2010

Un voyage à Ur de Chaldée - David Shahar

9782070213153Dans un voyage à Ur de Chaldée, David Sahar poursuit l'évocation de la Jérusalem commencée avec "Un été rue des Prophètes (Le palais des bases brisés I).

De nouveaux personnages prennent place, d'autres se précisent sur la vaste fresque animée, tel le petit Sroulik dont l'auteur raconte ici la jeunesse, les luttes, les rêves et les amours. Il n'accomplira pas le voyage à Ur, ville du premier hébreu, mais il connaîtra une autre aventure : Converti, il deviendra "pasteur protestant juif".

Nous retrouvons le merveilleux conteur qu'est David Sahar, son humour et cette touche de magie qui fait des évênements et des détails les plus quotidiens, un monde rempli de mystère et de rêve.

 

A propos de l'auteur :

L'auteur est issu d'un famille établie sur la terre d'Israël depuis cinq générations. Son enfance est la source de son inspiration, et Jérusalem avec son peuple bigarré et pittoresque, la toile de fond de son oeuvre. Mais c'est au delà de l'anecdote et du du récit concret que se situent ses intentions profondes.

23 juin 2010

La religieuse - DIDEROT

La_religieuseAu XVIIIème siècle une jeune fille est cloitrée contre sa volonté par ses parents. Voulant rompre ses voeux elle intente un procès qu'elle perdra et sera ensuite soumise à la cruauté sadique de l'abbesse et des autres religieuses puis subira, un harcèlement sexuellement de la part d'une autre religieuse.

Diderot fait le procès des institutions religieuses coercitives, contraires à la véritable religion dans la mesure où elles mènent les individus aux souffrances terrestres et à la damnation éternelle. Le monde clos entraîne la dégradation de la nature humaine. Oisiveté, inutilité sociale, promiscuité plongent peu à peu les reclus dans les rêveries morbides ou mystiques, puis dans la folie et les mènent parfois au suicide. Œuvre anticléricale par excellence, La Religieuse est une ode à la liberté de choisir son destin. L’aliénation religieuse créée par l’univers conventuel y est dénoncée de manière polémique. Diderot prête sa voix et ses idées sur le couvent à Suzanne, qui, contrairement à l’auteur, est une croyante convaincue.

 

Mon avis : Indiangay

Je suis étonné qu'un homme de cette époque ait osé écrire pareille satire sur les couvents, et j'imagine sans peine le scandale provoqué lors de la parution du livre, puis ensuite par la mise en scène du film. Le vatican n'étant pas particulièrement tolérant lorsqu'il s'agit de révèlations de ce qui se passe dans un des ordres les plus fermés.

Ne connaissant que par oui dire ce monde clos. Je m'imaginais un monde de dévôtes,  empreint de dignité, de charité, de respect, etc... Alors qu'en réalité tous ces beaux principes enseignés restent du "fais ce que je dis et surtout pas ce que je fais". L'être humain reste ce qu'il est réellement en profondeur quelque soit l'habit qu'il porte....

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23 juin 2010

La comtesse sanglante - Valentine PENROSE

La_comtesse_sanglanteLa France a eu Gilles de Rais, la Hongrie Erzsébet Bathory.  IAvec un grand talent d'écrivain, Valentine Penrose fait revivre cette hirsoire de sang, de mort et de délire.

Son livre ne nous fait pas seulement pénétrer dans les sinistres chambres de torture où périrent plus de six cents jeunes filles. Il ne nous montre pas seulement les malheureuses, nues et torturées. Et nous n'assistons pas seulement à ces hallucinantes scènes de démence au cours desquelles Erzsébet Bathory, aidée par de grimaçantes sorcières tortionnaires, hurle de volupté, tandis que sur ses épaules coule le sang encore chaud de ses jeunes et belles victimes.

Valentine Penrose s'est penchée sur ce gouffre qu'est l'âme de son effroyable héroïne, sur cette âme obscure, tragique, possédée.

 

Mon avis : Indiangay

J'ai aimé ce livre car il m'a fait connaître un page de l'histoire de la Hongrie, dont il me semble que l'on parle et connait peu. Ce livre m'a incité à m'a incité à en apprendre plus et à approfondir...

6 juin 2010

Theodor Herzl - Serge-Allan Rozemblum

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Quatrième de couverture :

Ecrivain et homme d'action, né en 1860 en Hongrie, Theodor Herzl est la figure emblématique du mouvement sioniste.

Journaliste, correspondant à Paris du prestigieux quotidien viennois Neue Freie Presse, Herzl assiste au procès du capitaine Dreyfus dans une époque marquée par la recrudescence de l'antisémitisme allemand et des pogroms en Russie.

Avec la publication en 1896 de l'Etat des Juifs, puis l'organisation du premier congrès sioniste à Bâle un an plus tard, Theodor Herzl lance le long processus qui aboutit en mai 1948 à la proclamation de l'Etat d'Israël.

Homme d'Etat sans Etat, il défend son projet dans toute l'Europe, à la recherche d'appuis politiques et financiers. Reçu par les plus hautes autorités de l'Empire Ottoman et par Guillaume I, il fait le siège des représentants influents de la communauté juive européenne.

Dans cette biographie minutieuse, après une longue enquête aux Centre des Archives Sionistes de Jérusalem, Serge-Allan Rozenblum retrace la vie passionnée de Herzl à travers une lecture jusque-là inédite de son abondante correspondance, de ses journaux, de ses notes, et des témoignages de ses contemporains.

Il révèle un personnage d'une grande culture, auteur de nombreuses pièces de théâtre, romancier, poète qui rêvait d'une "Palestine idéale reconquise sur les déserts et les rochers".

Herzl meurt épuisé, le 03 juillet 1904, après quelques années d'un engagement sans répit.

 

Mon avis : Volodia

Si l'on connait tous le nom de Theodor Herzl, on n'en connait pas pour autant sa vie et ses motivations. J'ai beaucoup appris de ce livre. Sur cet homme qui était pour son époque un utopiste et pour ce qui s'est passé par la suite... un visionnaire. Car combien était conscient de leur sort de juif , ceux d'Europe Centrale, mais combien l'avait oublié comme ceux d'Europe y compris de l'Est.

Les pogroms incessants en Galicie, en Lithuanie, en Pologne, en Ruthénie carpatique et en Russie faisaient qu'au lieu de se fondre dans la population, la plupart de ces juifs (pauvres très souvent) vivaient en complète autarcie, en marge du pays ou il résidait. Faisant un Etat dans l'Etat complètement hermétique au monde extérieur. D'un autre côté, même s'ils l'avaient voulu, et pour certains qui essayaient de "s'assimiler" on ne leur en laissait pas le temps, promulgation de lois restrictives en ce qui concernait le lieu de résidence (en Russie), les quotas d'acceptation des élèves en cours supérieurs (toujours en Russie et peut être ailleurs ?), leur nom aussi, rendait toute intégration impossible.

Pour les "goys", les juifs formaient une masse  compacte, sale, indésirable, parlant un jargon incompréhensible et vivant la plupart du temps de la grande générosité du souverain en titre et de son peuple... Ils ne pouvaient être considéré comme un peuple puisque sans pays, sans patrie, n'obéissant qu'à une seule loi, celle de la torah et qu'à un seul livre le Talmud.

Par ailleurs, ils n'avaient pas non plus d'armée et que peut faire un peuple sans  armée pour le défendre sinon subir ou fuir, (errer d'un pays à l'autre), les taxes imposées par leur condition ?

Il est important de se remettre dans le contexte de l'époque et de celui qui va suivre pour comprendre le pourquoi de l'Etat d'Israël. Si à l'époque les juifs avaient eu un pays y aurait il eu autant de pogroms ? y aurait-il eu des camps d'extermination ? où tous les pays européens savaient, mais où tous ont préféré fermer les yeux et les oreilles pour ne pas voir, ni surtout entendre les plaintes d'un peuple arrivé à bout d'humiliations et de souffrances. 

10 avril 2010

Comment je n'ai pas eu le Goncourt - Olivier Delorme

delorme1Depuis qu'Olivier Delorme a trahi H&O pour passer chez le grand éditeur parisien Braisaillon, sa carrière a pris une nouvelle dimension. R.A.Z., son dernier roman, caracole en tête des ventes. Il figure même dans la liste des candidats au Goncourt...

Cependant, tandis qu'il entame la tournée des salons du livre de province, son concurrent le plus sérieux, Flavien Regbeyzel - célèbre auteur de l'Obsession du médiocre et de Roman sous GHB -, est retrouvé assassiné. Puis c'est au tour de Marie-Monique Sénéchal, également bien placée dans la course avec son inoubliable Salamandre de Carinthie, de se faire trucider...

Un autre fait troublant achève de jeter la confusion dans la vie de l'auteur : un mystérieux lecteur lui écrit que R.A.Z. est entièremet calqué sur sa propre vie !

 

Avec comment je n'ai pas eu le Goncourt, Olivier Delorme brosse un tableau féroce et drôle du milieu littéraire, ses fausses gloires et ses vraies intrigues, tout en nous embarquant pour un tour de France des salons du livre transformé, cette année-là, en un allègre jeu de massacre.

Editions : H & O Littérature - ISBN : 9 782845 472013 6 - Broché 125 pages - Prix : 10 €

A propos de l'auteur :

Archéologue de formation, Olivier Delorme a travailllé au Louvre et enseigné l'histoire contemporaine à Sciences po. Il a déja publié Les Ombres du Levant, Le Plongeon, Le Château du Silence, La Quatrième Révèlation et L'Or d'Alexandre.

 

4 avril 2010

L'or de la terre promise - Henry Roth

9782246160731Quel est le chef d'oeuvre de la littérature juive des EtatsUnis ? Des milliers de lecteurs ont répondu : l'Or de la Terre Promise. L'un des plus grands succès de toute l'histoire de la littérature américaine, en effet. on a pleuré au Nouveau Monde à lire l'histoire de David Schearl, petit garçon débarqué à New York avec ses parents, juifs d'Europe Centrale, et plongé dans la vie sinistre des bas quartiers de la métropole.

Tout le roman est vu  travers les yeux de cet enfant nerveux, angoissé. L'or de la Terre Promise allie la description féroce du prolétariat cosmopolyte à New York au lyrisme propre à une inspiration inquiète, qui transfigure les évènements les plus sordides en aventures tour à tour merveilleuses ou terrifiantes.

Protégé par sa mère, dont la figure inoubliable enveloppe de tendresse et de générosité ce roman cruel, le petit David n'en fait pas moins l'apprentissage de la misère, de la méchanceté et de la sottise, entre un père morose et violent, une tante vulgaire, un rabbin répugnant et pitoyable, des camarades brutaux, obsédés par le sexe.

Loin d'être la démonstration d'une idée politique ou le procès du paupérisme, l'Or de la Terre promise est le cauchemar éveillé d'une jeune émigrant juif, c'est-à-dire, un roman qui allie selon les mots du critique américain Irving Howe, le réalisme le plus froid à la fantasmagorie la plus débridée.

A propos de l'auteur :

Henry Roth est né en 1906 dans l'ancien Empire Hongrois. A deux ans il part, avec ses parents, pour les Etats Unis : Brooklin, East Side, Harlem. Cette migration lui permet de se frotter aux formidables diasporas de juifs, d'Irlandais, d'Italiens, qui sont au coeur de l'Or de la Terre Promise. Ce roman publié en 1933 passe inaperçu. Réédité en 1960, l'Amérique puis l'Europe le découvrent et c'est le triomphe.

1 mars 2010

Célébration hassidique - Elie Wiesel

C_l_bration_hassidiqueLe hassidisme, ce mouvement qui est né au XVIIIè siècle dans le peuple juif dispersé aux confins de l'Europe centrale et orientale, n'a constitué ni une doctrine ni une idéologie. Il a été avant tout une façon d'être, de voir, et de vivrre.

Au départ, un visionnaire solitaire : Israël Baal Shem-Tov, le Maître du bon nom. Aux juifs opprimés par des siècles de persécution, il lance un étonnant appel à la joie. Et ses disciples, le grand Maguid, Levi-Yitzhak de Berditchev, Israël de Rizhin ou Rabbi Nahman de Bratzlav, à travers un étrange réseau de communications et de successions, vont surgir ici et là, susciter les enthousiasmes, animer les communautés.

Leur histoire, leurs histoires, se sont inscrites dans les coeurs, et transmises de groupe en groupe et d'homme à homme. Et Elie Wiesel, enfant à Szeged (Hongrie), dans les toutes dernières années précédant la guerre qui allait voir anéantir ces mêmes communautés, écoutait, à la veillée du Shabbat, les vieillards parler de leurs Rabbis, et son grand-père évoquer la mémoire de ces hommes qui trouvaient Dieu non dans la pénitence mais dans la célébration.

A son tour, Elie Wiesel transmet aujourd'hui ce qu'il a reçu, aussi fidèlement que possible, mais avec ferveur, et en y prêtant sa voix et son accent. Car le Hassidisme est une flamme qui brûle toujours, pour lui et pour beaucoup.

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