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Adyghee Le salon littéraire de l'ivresse des mots

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Adyghee Le salon littéraire de l'ivresse des mots

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Nous avons aimé

Olam

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Verlaine

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13 juillet 2012

Le Quai Ouistreham - Florence Aubenas

 

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En 2009, Florence Aubenas part pour Caen et s’inscrit au chômage, avec un bac pour tout bagage et sans révéler qu’elle est journaliste.

A Pôle-Emploi, on lui propose de saisir sa chance : devenir agent de propreté dans des entreprises. Le quai de Ouistreham est le récit saisissant de cette plongée dans le monde de la précarité. Un monde où on ne trouve plus d’emploi, mais des «heures».

Editions : Points - ISBN : 9 782757 824443 - poche 238 pages - Prix : 6,50 €

 

Mon avis : Indiangay

J’ai bien aimé ce livre qui décrit la vie et donne la parole aux «invisibles» mais indispensables personnes de services de nettoyage. Celles et ceux qui n’existent pas, qu’on ne regarde pas, à qui surtout on ne parle pas, sauf si les confettis ou les agrafes sont mal ramassés, et/ou si le papier toilette vient à manquer dans le dérouleur.

Celles et ceux qu’on m’éprise sous prétexte qu’elles ou ils n’auraient pas fait d’études, qu’elles ou ils sont étrangers et donc doivent donc se montrer bien contents et reconnaissants d’échanger la misère de leur pays contre la précarité d’un pays d’accueil et, ou quoi qu’elles ou ils fassent elles/ils ne seront jamais considérés ou acceptés à part égale avec la population plus chanceuse dans la vie professionnelle.

 

Mon avis : Volodia

Ce livre est intéressant, comme l’a dit Indiangay, car il met en évidence toute une couche de la société peu considérée, corvéable à merci, mal payée mais indispensable à notre confort et ce, à tous les niveaux de la Société.

Alors, évidemment on peut toujours accuser l’auteure de vouloir faire un «scoop» avec un sujet sensible quand du jour au lendemain elle peut reprendre sa notoriété et son mode de vie privilégiée, à des lieux de ceux et de celles dont elle veut se faire le porte parole, mais les situations qu'elle décrit dans son livre sont réelles et elle le fait sans misérabilisme.

Aussi, et quoi que l’on puisse en penser, elle a eu le mérite de s’y intéresser, de prendre parti et nous faire prendre conscience de ce qui se passe dans un pays ou l’on a fait une institution de "la liberté, l'égalité et la fraternité". Après avoir lu son livre. Tout ce que j’espère c’est que nous apprendrons tous à regarder ces personnes non avec pitié, ni comme des meubles, des machines, mais tout simplement comme des être humains, qui ont leur dignité et qui effectuent un travail indispensable, pénible et ingrat pour notre bien être et notre satisfaction à tous.

 

Aubenas

A propos de l’auteur :

Florence Aubenas est journaliste. Elle a d’abord été grand reporter pour Libération, puis pour Le Nouvel Observateur. Elle est l’auteur de nombreux essais et enquêtes, dont la Méprise disponible au Points.

  

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19 juin 2012

Albert Nobbs - George Moore

 Quatrième de couverture :

Quel singulier destin que celui d'Albnert Nobbs ! Majordome à l'hôtel Morrison, il y est apprécié pour sa discrétion et son efficacité. Mais pour pouvoir travailler, Albert doit dissimuler un singulier secret. Sous ses vêtements masculins se cache depuis trente ans une femme travestie en homme.

NOBBSAlors qu'un ouvrier découvre l'imposture, Albert choisit pour la première fois de sa vie de réaliser un de ses rêves...

Confusion de sentiments et questionnement sur l'identité, l'histoire d'Albert Nobbs dans le Dublin de la fin du XIXème siècle se révêle d'un étonnante modernité.

 Editions : Pocket - ISBN : 978 2 266 22780 3 - Poche 93 pages - Prix 1,50 euros.

Mon avis : ChezVolodia

Il s’agit de l’histoire d’une femme, qui à la fin du XIXème siècle en Irlande (Dublin), revêt le costume de majordome depuis trente ans afin de gagner sa vie dans un hôtel.

J’ai entrepris la lecture de ce livre suite à la conséquente publicité relayée par les médias gays et lesbiens qui en faisait des gorges chaudes. Ne connaissant pas cette nouvelle, j’ai décidé de voir par moi-même ce qu’il en était.

Déjà, J’ai moyennement aimé ce livre dont l’histoire si intéressante soit elle ne fait que confirmer ce qui n’est plus à démontrer : à savoir les difficultés des femmes de cette époque à accéder à plus de liberté et à un salaire sinon équivalent, du moins décent, avec les hommes pour un travail égal. De plus, le thème du travestissement féminin pour accéder à plus de droits et de libertés à déjà été évoqué dans divers livres tels : yentl ou Barbara Streisand se travestissait en jeune homme pour intégrer une yeshiwa et acquérir le droit à l’éducation et au savoir. Dans Victor et Victoria le travestissement avait pour objet un emploi de chanteuse dans un cabaret, en pleine crise économique.. Mais il est vrai que cette nouvelle est parue en parue en 1918 et ce thème était, je le suppose pour l’époque, résolument nouveau et sulfureux.

Ce qui l’est, à mon sens, c’est qu’une fois son identité féminine malencontreusement découverte lorsque Nobbs se voit contraint par sa patronne de partager, pour une nuit, sa chambre, avec le peintre qui fait des travaux régulièrement dans l’hôtel, et qui contre toute attente, se révèle aussi être une femme qui plus est mariée à une autre femme ; C’est l’émergence de l’idée pour Albert, d’épouser lui aussi une femme, pour mettre fin à cette solitude qui l’étreint, et réaliser enfin ce rêve qui lui tient à cœur : ouvrir un commerce avec partie tabac qui serait tenue par lui et partie mercerie qui serait tenue par sa future épouse. Ses interrogations sur ce que pourrait être la vie sexuelle de deux femmes et comment y faire face sont survolées.

Albert finit par jeter son dévolu sur une servante de l’hôtel, elle-même en couple avec un homme intéressé par les revenus d’Albert et qui la pousse dans les bras du majordome, de cet homme qui ne «tente rien», ne «l’embrasse pas, comme l’aurait fait n’importe quel homme au bout de quelques sorties». Cette servante, totalement rouée, sous l‘emprise de son amant lui fera dépenser un maximun d’argent et finira par couper les ponts avec Nobbs qui ne peut rien lui apporter sexuellement, pour retourner avec son amant de qui elle aura un enfant hors mariage, et qui sera destiné à lui être retiré puisque né hors mariage.

La nouvelle s’achève sur le décès, on ne sait trop pourquoi - lassitude ? Épuisement physique - de Nobbs. Après son décès quelques remarques des personnes qui l’ont connu avant de retomber dans l’anonymat et dans l’oubli. Un majordome est une personne que l’on ne voit pas, qui n’existe pas pour toute une catégorie de la société.

Toutefois, malgré le fait du travestissement féminin et de couples de femmes, ce livre ne peut me semble-t-il être vu comme lesbien, les questionnements identitaires et la sexualité lesbienne ayant été éludées, refoulées, au profit d’une critique des rapports sociaux et de leurs imbrications. Je copie donc les éléments de ce livre notre blog littérature générale.

Ce que j’ai aimé dans ce livre c’est l’audace, pour l’auteur d’avoir écrit et fait publier une telle nouvelle en 1918, ainsi que sa vision réaliste de la société (bourgeoisie/petit peuple-homme/femme) qu’il dépeint sans concession.

Ce que j’ai moins aimé, le refoulement des questions identitaires et de la sexualité lesbienne qui pouvaient en découler et qu'il aurait été intéressant d'explorer, la fin du livre qui m'a laissé sur" ma faim".

26 mars 2012

Venge-moi ! - Patrick Cauvin

VENGE MOIQuatrième de couverture :

"Tout à commencé le soir de sa mort.

 Elle a attendu le dernier instant pour me révéler son secret et me confier une mission  : la venger.

J'ai accepté car l'on ne refuse rien à une mère mourante.

 Et j'ai plongé dans un passé efffroyable..."

Une enfance, une adolescence à huit clos dans l'ombre étouffante d'une mère rescapée de la déportation et qui ressasse inlassablement ses souvenirs : la dénonciation, la disparition de son époux...

Un suspense surprenant où Cauvin jongle brillamment avec le pire jusqu'au dénouement inattendu, inexorable.

Editions : Albin Michel - Broché 204 pages - ISBN : 978 2 226 17710 0 - Prix : 16 euros

Mon avis : Volodia

Je m'attendais à beaucoup de choses mais certainement pas  un tel dénouement. La jalousie, l'amour, la vengeance par delà la mort d'une femme bafouée qui se servit de son fils comme d'un bras armé plus de 40 ans après et  dont la vengeance parfaite finira dans le sang pour ceux qui avaient brisé sa vie.

L'intrigue est habilement menée et le suspens est constant, quant au dénouement, il est effroyable.

17 décembre 2011

La nuit aux étoiles - Shobhaa Dé

L'histoire :

26819524_5854402Venue du Sud de l'Inde jusqu'à Bombay pour y devenir actrice, la ravissante Aasha Rani voit à présent son étoile briller au firmament du ciel de Bollywood. Star de cinéma adulée, son parcours a pourtant commencé sous d'assez sordides auspices : célèbre producteur de films à Madras, son père a quitté sa famille pour une lolita, abandonnant ses deux filles aux mains de leur mère, femme ambitieuse et intrigante.

Celle-ci n'a pas tardé à pousser Aasha, alors âgée de quinze ans à peine, dans le lit de divers producteurs, distributeurs et acteurs influents, avec l'espoir de lui faire obenir le rôle susceptible de lancer sa carrière. Comment la jeune fille pourrait-elle, en effet, faire exception à la règle qui veut qu'en Inde - où les vedettes du septième art sont vénérées à l'image de véritables dieux - innombrables sont les jeunes gens qui rêvent d'entrer au panthéon de Bollywood ? Hélas pour elle, après avoir glorieusement franchi le seuil d'un faux royaume aussi convoité qu'il est cruel à ses sujets, Aasha commet la tragique erreur de tomber amoureuse...

A travers l'émouvant destin d'une jeune femme, La Nuit aux étoiles révèle la brutale réalité qui se cache bien souvent derrière le luxe tapageur du cinéma indien, peuplé d'individus peu recommandables - jusqu'à la propre soeur de l'héroïne, qui jalouse du succès de son aînée, s'emploie à devenir sa pire ennemie...

Invitation à pénétrer dans les coulisses d'un monde régi par l'ambition et la corruption, ce roman, qu'illumine le personnage d'une jeune femme en lutte pour tenter, dans l'adversité, de rester elle-même et de conserver sa part d'innocence et de liberté, se mue, au rythme d'un récit captivant, en une dénonciation subversive des mythologies destructrics qui gouvernent le monde contemporain.

Editions : Actes Sude - ISBN : 978-2-7427-8957-3 - Broché 310 pages - Prix : 23 euros

 

shobhaa_D_A popos de l'auteure :

Après avoir étudié la psychologie, Shohbhaa Dé s'est lancée dans le journalisme : elle a fondé et dirigé trois magazines dont l'un consacré au cinéma.

Icône de la culture populaire en Inde, Shobhaa Dé y est appréciée non seulement en tant qu'écrivain, mais aussi en tant que femme ayant su anticiper les profonds chanements de la société actuelle, allant même jusqu'à participer activement à ces derniers. Elle fait désormais autorité en matière de questions de société dont celles qui ont trait à la conditions des femmes.

Auteur de quinze livres et traduite dans le nombreuses langues, elle fait partie des éditorialistes les plus lus en Inde et constitue une figure incontournable de la scène médiatiques. Elle vit à Bombay avec son mari et leurs six enfants.

28 novembre 2011

Le ruban - Jean Feixas

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Le siècle extravagant de la prostitution de rue.

De 1850 à 1950, la prostitution de la rue (le ruban en argot, c'est le trottoir) connut un période étrangement sublimée. Les filles qui, jusque-là, s'étaient faites discrètes et les proxénètes, toujours furtifs,  revendiquèrent à grands cris leur état, en narguant effrontément la police.

Ils revêtirent un véritable uniforme du métier, avec des codes stricts. Ils se tatouèrent fièrement, portant en bandoulière profession de foi et casier judiciaire. Ils fréquentèrent les aquariums, des cafés et bals spécifiques, de hauts lieux où se risquaient le bourgeois admiratif et son épouse frissonnante. On leur accorda des vertus essentielles, de courage, de sens de l'honneur et même de fidélité !

Un courant qui inspira les artistes, et parmi les plus grands (peintres, poêtes et écrivains), emportant tout sens critique, charriant autant d'ordures que de pépites. Un surprenant témoignage social.

Editions :  Jean-Claude Jegawsewitch. ISBN : 9 782350 132891 - 361 pages - prix : 35 euros.

Mon avis : Volodia

Cet ouvrage est étonnamment documenté avec de nombreuses illustrations et photographies d'époque. Il est d'une lecture agréable chaque page s'ouvrant sur une illustration et/ou une photo. Nous faisons connaissance avec différents types de souteneurs et de prostituées. Nous y apprenons la signification des sobriquets, y perfectionnons ou y apprenons des mots d'argot, nous familiarisons avec les codes en vigueur et  nous remémorons les goualantes entendues ça et là et fredonnées par nos arrières-grands parents. 

Mais par-delà une certaine "nostalgie" d'une époque révolue (du moins en partie) nous y voyons évoqué les causes réelles de la prostitution et surtout le cortège de maladies et de maux qu'elle engendre.

feixasgde_495645A propos de l'auteur :

Jean Feixas d'origine catalane, a été avocat au barreau de Toulouse, dessinateur de presse et commissaire divisionnaire. Il est depuis toujours collectionneur d'insolite et d'insolent.

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9 novembre 2011

Zebunissa - Annie Krieger-Krynicki

ZebunissaQuatrième de couverture :

Née au coeur des Indes en 1638, la princesse Zebunissa fut une contemporaine de Louis XIV. Fille d'un souverain, le Grand Moghol Aurang Zeb, elle grandit dans un faste qui éblouissait les visiteurs étrangers. Dans cette cour moghole raffinée et cruelle, elle devint célèbre par sa beauté et son érudition. Protectrice des poètes et des soufis, poète, elle-même, Zebunissa dépassa ses rivaux par l'originalité de son inspiration sensuelle et ardente. Toute sa vie elle chercha l'absolu de l'amour physique et mystique, avec obstination, passion et violence.

Mêlée aux intrigues pour la conquête du pouvoir, entraînée par son frère préféré, l'ambitieux Akbar, dans une conspiration désastreuse contre leur père, devenu despotique et intolérant à l'égard des Hindous, elle fut enfermée dans l'îlot-forteresse de Salimgarth. Par une étrange fatalité, sa prison n'était séparée que par un bras de la rivière Yamuna du palais de Delhi dont son amant infidèle était devenu le gouverneur. Dans l'attente exaspérée de sa délivrance, le coeur en pièces dans sa poitrine, elle lança vers lui les cris d'amour les plus passionnés et les plus désespérés de la littérture.

Sous le nom de plume de Makhfi ("la cachée"), elle devint aussi célèbre que Louise Labbée ou Marceline Desbordes-Valmore en France. Ses vers, qui chantent le désir inlassable, le plaisir, l'amour trompeur, les roses ensanglantées et la fatalité, flottent aujourd'hui sur les lèvres des femmes de l'Inde et du Pakistan.

Editions : Mercure de France - ISBN : 2 7152 1617 3 - Broché 343 pages - Prix : 125 frs

Mon avis : Indiangay

J'ai beaucoup aimé ce livre qui faire revivre sous nos yeux les fastes des plus grandes Cours Mogholes qui étaient alors à leur apogée telles celles de Lahore, Lucknow. Fin stratège, Aurang Zeb a su pacifier les états et régions qu'il occupait en faisant des alliances avec les mâhârajas régnants. Prenant pour lui-même, et donnant pour épouses à ses fils des princesses indhues.

Les indhus était à cette époque trop occupés à se faire la guerre entre-eux de régions à régions pour mettre en place une politique commune qui aurait pu repousser ces envahisseurs venus d'afghanistan.

Cette histoire romanesque qui se déroule à la cour du grand moghol, en plus de nous faire participer aux destins des Nawabs et à celui de Zébunissa, nous montre qu'en plus d'être de grands guerriers et pour certains des mystiques, ils s'attachaient aussi à être des mécènes pour les arts et les lettres, sans compter leur don pour l'architecture (canaux d'irrigation, le Taj Mahal, Fatepur Sikri, etc).

A l'intérieur de cet ouvrage  figurent des  cartes qui permettent de voir comment se décomposait le pays à cette époque : les royaumes, les sultânats. Sont mentionnés les zones de guerre, les territoires conquis. Par ailleurs, une généalogie des Grands Moghols est représentée ce qui est me semble-t-il indispensable pour les situer dans la bonne époque.

Nous voyageons dans le temps, de façon ludique car ce livre à le mérite de n'être pas seulement une leçon d'histoire ce qui aurait pu vite devenir fastidieux. J'en ai trouvé l'écriture agréable.

30 octobre 2011

Charly 9 - Jean Teulé

9782260018247Quatrième de couverture :

Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux.

A 22ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy, qui épouvanta  l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabricant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.

Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de. Pourtant, il avait un bon fond.

Editions : Julliard - ISBN : 9 782260 018247 - Broché 232 pages - Prix : 19 €

 

Mon avis : Volodia

Je crains d'être partial étant un véribale fan de Jean Teulé. Qui comme toujours nous livre avec ce livre, un récit bref, efficace, inspiré de personnes réelles et de faits rigoureusement documentés.

Grâce à son talent et sa verve, il nous restitue cet épisode de l'histoire dans toute son horreur, mais sans pathos inutile.

30 octobre 2011

Le moine - Lewis

Le_moineQuatrième de couverture :

Chef-d'Oeuvre du roman gothique anglais, Le Moine (1796) met en scène la déchéance d'un capucin suprêmement vertueux, pris dans les rets d'une tentatrice diabolique. Pêché de la chair, magie noire, visions infernales, transgression, damnation : rédigé par un jeune homme de vingt ans à peine, ce récit sulfureux, où le fantastique se mêle à l'horreur et où le désire règne en maître, créa le scandale avant d'être érigé en objet de culte par des générations d'écrivains.

On ne compte plus les romantiques qui comme Hoffmann, Coleridge et Victor Hugo, s'en inspirèrent : Charles Dickens alla jusqu'à acheter le manuscrit aux enchères : André Breton en fit un modèle pour le surréalisme et, Antonin Artaud, qui en proposa une réécriture libre, salua l'envoutante "sorcellerie verbale" de Lewis  : "Je continuerai à tenir pour une oeuvre essentielle, le Moine, qui bouscule cette réalité à pleins bras, qui traîne devant moi des sorciers, des apparitions et des larves, avec le naturel le plus parfait, et qui fait enfin du surnaturel une réalité comme les autres".

Editions : GF Flammarion : ISBN : 978 2 0812 5561 6 - Poche 457 pages - Prix : 8;89 €

Mon avis : Volodia

Le Moine dont l’intrigue est difficile à résumer tant elle est peu liénéaire, raconte la déchéance du religieux le plus fanatique et irréprochable que Madrid ait connu.

De modèle de pureté et de vertu, Ambrosio va peu à peu céder à ses penchants les plus obscurs et découvrir le vice et le crime. Il est donc constamment question de bien et de mal dans ce livre. Cependant,  ce qui devrait faire l’objet du jugement de valeur le plus appuyé et du manichéisme le plus terre-à-terre, la conduite du moine est finalement contée d’une manière très neutre, renforçant de beaucoup la force de l’impression que laisse le moine sur son lecteur : Ambrosio n’est-il pas finalement un être humain tout à fait banal, à l’image de tous les autres ?

 

15 octobre 2011

Mordre au travers - Virginie Despentes

Mordre_au_travers"Nue devant la glace elle regardait ce gros corps, cette montagne de graisse. Il ne ressemblait à rien. Même pas une femme, rien qu'un gros sac.

A mi-voix elle se répètait : "Salle grosse truie, putain de sale grosse truie, grosse vache." Les yeux pleins de larmes, parce qu'il s'agissait bien d'elle".

Evocations tranchantes d'un quotidien noir, de drames intimes ou de rêves inquiétants... Ces nouvelles disent violemment la femme dans son désir ou refus du désir, dans ses colères, ses hontes inavouées, ses excès d'amour, ou sa folie meurtrière...La femme blessée, humiliée ou bien vengeresse et autodestructrice.

Le femme humaine... Trop humaine ?

Editions : Librio - ISBN : 9 782290 011546 - Broché 123 pages - Prix : 2 euros

Mon avis : Volodia

J'aime la façon d'écrire de cette auteure. Son style est insicif, lapidaire. Sa plume est trempée dans l'acide. Pour elle un chat est un chat et elle ne s'embarrasse pas de métaphores et/ou de circonvolutions pour décrire des situation, des sentiments, des ressentis. A savourer ! 

6 octobre 2011

Je, François Villon - Jean Teulé

9782266166539FSQuatrième de Couverture :

Il est peut être né le jour de la mort de Jeanne-d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a étudié à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les curés, les assassins les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes, aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme une météore trente années de l'histoire de son temps. Il a ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.

Après Rimbaud et Verlaine, Jean Teulé ne pouvait mieux clore son voyage en Poésie qu'en endossant avec orgueil et humilité les haillons magnifiques de François Villon.

Editions : Pocket - ISBN : 978 2 266 16653 9 - Prix : 7,40 € - Poche 433 pages.

 

Mon avis : Indiangay

J'aime beaucoup la façon d'écrire de Jean Teulé, oscillant entre faits véridiques et humour noir. Dans ce livre, j'ai découvert un peu de la vie imaginée qui aurait pu être celle de ce célèbre poète. Son parcours particulièrement riche mais surtout cruel, indifférent à la douleur causée à autrui et par autrui, mais l'époque était ainsi je suppose. Toutefois, si le quart des faits évoqués étaient prouvés de façon historique,  je n'éprouve aucune sympathie pour le personnage, qui n'a pas la bêtise de l'inculture et de la pauvreté pour justifier ses excès et sa cruauté.

Une fort bonne idée également de Jean Teulé de nous traduire les poèmes de Villon en Français, car pour moi le français médiéval conjugué à l'argot de la Cour des Miracles me les rendaient hermétiques, hormis quelques mots saisis au hasard d'une phrase.

Ce livre est très agréable et se lit très facilement, comme un roman, et non comme une étude de de Société, de moeurs, et/ou une véritable recherche historique (euh à mon sens).  Bref j'ai beaucoup aimé n'y trouvant aucune lenteur, j'ai été en haleine pendant toute la lecture ayant hâte de découvrir la suite de ce qui a composé sa vie.

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