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Adyghee Le salon littéraire de l'ivresse des mots
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Adyghee Le salon littéraire de l'ivresse des mots

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Nous avons aimé

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3 février 2010

Les oubliés du Shtetl - Yiddishland de Y.L. Peretz

45_1_150Les oubliés du Shtetl nous emmène en terre yiddish nous faisant découvrir cette société méconnue, sans Etat et sans armée, totalement éradiquée par la terreur nazie.

Un des grands mérites de ces chroniques, extrêment vivantes, est de nous révéler que ces communautés n'étaient pas monotithiques mais traversées par des rivalités, expressions de combats d'idées dans une vitalité de parole. Nous rencontrons ainsi les descendants des "éclairantistes", fils et filles des "lumières" ou Haskala, juifs athées, s'opposant avec vigueur aux rabbins orthodoxes qui se tenaient à distance des cours hassidiques influencés par les cercles de kabbalistes et divisés eux-mêmes sur l'interprétation de la Torah. Les hassidim, malgré leur hauteur religieuse, ne s'interdisaient pas de dialoguer, voire de polémiquer avec ces "éclairantistes" anticléricaux qui prônaient souvent un athéisme intégral.

Terre Humaine, dont on sait le combat en faveur des minorités, un des levains de l'histoire, se devait de publier ces chroniques de grande valeur littéraire. Elles nous permettent de découvrir une culture de langue yiddish, imprégnée d'influences allemandes, polonaises et russses. Parallèlement, se révèle une histoire infiniment plus complexe de la Pologne et de l'Europe Centrale. De grands courants de pensées aussi essentiels, à replacer dans leur origine que la psychanalyse ou l'anthropologie en sont directiment issus. Le Bund, mouvement de socialisme ouvrier est né de ces shtetl. Ces chroniques sont des scènes vues avec des descriptions inouliables d'un humour juif légendaire.

Les oubliés du Shtetl est un lire rare, une petite encyclopédie de la société yiddish. Il participe à un devoir de mémoire, de réhabilitation et de justice.

Né en 1851 à Zamosc, en Pologne, Y.L.  Peretz est l'un des plus grands écrivains de langue yiddish. En 1890, il se livre à une enquête approfondie sur les shtetl qui sera ultérieurement interdite par le Tsar. La publication de cette chronique d'une "mission impossible" est une première en France. Il demeure l'un des principaux fondateurs de la littérature yiddish moderne.

 

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16 janvier 2010

Femmes, manifestez-vous !

Taslima_Nasreen"J'écris pour les femmes humiliées, torturées, et comme les paroles douces sont restées jusqu'ici sans effet, j'ai choisi le parti de la mauvaise langue...

Le doute et la peur sont les pires ennemis des femmes. Le doute enchaîne leurs ieds et la peur envahit leur cerveaux.

Femmes, libérez-vous des morsures de la peur pour vous tenir debout, droites et fières, non comme des lianes agrippées et dépendantes mais comme de grands arbres aux racines solides ! Une femme seule peut grandir, se dépoloyer et faire croître toute un forêt".

Talisma Nasreen.

Ce livre décrit sans complaisance le statut et la situation de la femme dans la Société Musulmane du Bangladesh. A travers son éducation, son vécu, elle nous fait part de l'injustice qui frappe toute une partie de la population simplement parce que née de sexe féminin. Elle nous crie sa révolte d'être considérée comme quantité négligeable au 20ème siècle dans un pays en pleine évolution ou la charia a été remise à l'ordre du jour.

 

Les premières condamnations à mort lancées par les intégristes musulmans du Bangladesh contre Taslima Nasreen, 32 ans, médecin, journaliste et écrivain, datent de la publication de ces chroniques dans la presse, puis dans un recueil édité en 1991, qui a connu un immense succès. Celles-ci dénoncent l'oppression des femmes dans un pays où l'Islam est religion d'Etat.

Le 2 juillet 1994 sous le coup d'une nouvelle condamnation des intégristes et d'un mandat d'arrêt du gouvernement de son pays, Taslima Nasreen envoyait un appel au secours - "Je suis en grave danger, les intégristes peuvent me tuer à tout moment. Je vous en prie, sauvez-moi." - à Antoinette Fouque, qui a aussitôt engagé une action militante, médiatique, et diplomatique pour sa libération. Le 04 août, Taslima Nasreen pouvait sortir de la clandestinité et se présenter devant la justice. Le 10 août, elle est arrivée libre en Suède, où elle vit actuellement.

Mon avis : Indiangay

J'ai aimé ce livre. Il décrit parfaitement ce qu'endure les femmes dans les pays asiatiques puisque considérées comme citoyennes de seconde zone, inférieures, tant en force physique qu'en intelligence et souvent considérées comme des fardeaux dans des familles pauvres et/ou modestes. De plus en tant que médecin et gynécologue elle est à même de décrire et de tirer les conclusions de ce qu'elle voit tous les jours défiler dans son cabinet.

 

6 juillet 2018

Tarabas - Joseph Roth

23378701_45604451914. A Nicolas Taras, qui étudiant révolutionnaire dans son Ukraine natale, s'est exilé, une voyante pédit qu'il sera d'abord un assassin, puis un saint. Mais à New York, la ville de pierre, il souffre du mal du pays. Aussi est-ce avec joie qu'il accueille la guerre et rentre chez lui pour se battre ; il a trouvé sa voie. La guerre est devenue sa patrie. Avec une belle inconscience, il brûle, il tue au mépris du danger.

1917. La Révolution. Promu Colonel, Tarabas lève un régiment pour le nouvel Etat et règne comme un roi d'acier sur la ville craintive. Mais ses hommes, ivrognes et aventuriers, ne tardent pas à perpétrer un pogrom contre les juifs, et lui-même, dans un instant d'égarement arrache la barbe de l'un d'eux, le pieux Shemariah.

Alors Tarabas veut expier. Au plus fort de l'hiver, il s'en va par les chemins, se mêle aux vagabons et parias de la société. Il connaît le froid, la faim, la maladie. Il meurt dans un monastère après avoir obtenu le pardon de Schemariah.

Ce roman repose tout à la fois sur le schéma faute-expiation, des chrétiens et le fatalisme des juifs. Mais Joseph Roth s'abstient de disserter sur ces thèmes. Dans une formidable épopée populaire, il les montre, il les fait vivre. Nous voyons Tarabas, nous le suivons, nous partageons son destin.

 

6 mars 2016

Récits de Kolyma - Varlam Chalamov

011Varlam Chalamov est, avec Soljénitsyne, le plus grand écrivain russe des camps staliniens. Il y a passé ving-deux ans. Dans d'autres circonstances, il eût été, tout simplement, l'un des plus grands écrivains russes...

Il est né en 1907. Arrêté pour la première fois en 1929, étudiant à l'université de Moscou, il est condamné à cinq ans de camp. Après avoir purgé sa peine, il est de nouveau condamné à cinq ans et envoyé, au début de 1937, dans les camps de Kolyma. Sa peine est prolongée à plusieurs reprises et, il n'en sortira qu'en 1953, année de la mort de Staline. Abandonné par sa famille, il sombre dans la solitude pour finir, malade, dans un asile de vieillards. Transféré brutalement dans un hôpital psychiatrique de Moscou à la fin de 1981, il y meurt quelques jours plus tard.

 

Mon avis : Volodia

Les Récits de Kolyma constituent le témoignage le plus bouleversant écrit sur la vie dans les camps soviétiques. 

Chalamov est aux antipodes de toute la littérature qui existe sur les camps. Il est aussi impitoyable à l'égard du lecteur, semble-t-il, que la vie l'a été à son égard et à celui des gens qu'il décrit. Et que Kolyma. D'où un sentiment d'authenticité, d'adéquation du texte au sujet. En cela réside la supériorité particulière de Chalamov par rapport aux autres écrivains. Il écrit comme s'il était mort.

13 janvier 2013

Le monde médiéval - Robert Bartlett

1533729_3385168Le Moyen Age, vaste période difficile à cerner, fut objet de fatasmes et de représentations, diabolisé par la Renaissance, idéalisé par le XIXème siècle romantique. Conscient de l'impact que ces représentations ont eu sur nous encore aujourd'hui, l'auteur de l'ouvrage, éminent médiéviste, nous propose une nouvelle approche de l'extraordinaire de l'époque.

C'est sur une remarquable iconographie, abondante et pertinente, que s'appuient ses thèses. Edifices religieux, objets de culte, mais aussi et surtout nombreuses peintures et enluminures et pages de manuscrits en provenance de bibliothèques et d'archives du monde entier, sont donnés à voir à travers plus de 800 illustrations, lesquelles s'organisent autour de huit chapitres thématiques qui retracent avec force une histoire des idées, croyances et philosophies tant politiques qu'artistiques ou méthaphysiques.

Regard du Moyen Age sur lui-même, ce livre nous fournit des clés inattendues et édifiantes qui permettent une nouvelle compréhension et une lecture en profondeur des structures de la société médiévale, de ses principales réalisations, de sa religion, de ses hommes et de son histoire, sans oublier ses héritages et sa postérité.

Editions : Thames & Hudson - ISBN :  9 78 2 87811 287 3 - Broché 321 pages - Prix : 29,95 euros

Mon avis  : Volodia

Ce livre est de toute beauté et devrait réconcilier un bon nombre de personnes avec l'histoire. Le Moyen Age est une époque passionnante à bien des niveaux. La manufacture en est soignée, avec des pages en papier glacé. La plupart des planches sont en couleurs. A chaque page, et devant chaque thème et/ou article évoqué, une photo, une planche et/ou un manuscrit s'y rapportant fait que la lecture et la compréhension en sont facilités. La conception de ce livre très ludique fait qu'on ne se lasse pas de le parcourir, le feuilleter, le lire et le reprendre encore. 

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15 août 2011

Une vie de chat - Yves Navarre

vie_de_chat_yves_navarreQuatrième de couverture:

Voici un roman de chat écrit par un chat. oui, les chats savent écrire. Parce qu’ils savent se taire,observer, écouter et donner le meilleur d’eux-mêmes, rien que le meilleur.

Le chat Tiffauges écrit donc, ici, le roman de sa vie. Il dit « je », ce qui en principe est le privilège des humains, bipèdes, doués de Raison. Il dit aussi Tiffany, sa première épouse ; Tityre, sa seconde épouse ; Abel, son maître, écrivain de métier, un obstiné qui écrit toujours le même roman, jamais le même roman et qui, malgré tout, contre vents et marées, persiste et signe.

Ce roman, écrit par le chat Tiffauges est un chant d’amour et d’humour, à ses épouses et à son maître. c’est aussi et surtout, un chant de tous les jours, une vie de chat, rien qu’une vie de chat, et ce n’est pas rien, du début à la fin. Dans ce roman inattendu, vif, alerte, souvent drôle, parfois poignant, on retrouve l’auteur des jours fastes et vrais, celui du Coeur qui cogne, de Biographie, de Je vis où je m’attache et plus récemment de Louise.

Ce livre est épuisé et non réédité, mais vous pouvez le télécharger au format pdf ici : http://www.yvesnavarre.ch/pdf/une_vie_de_chat_2.pdf

Mon avis : Volodia

Le chat comme révélateur autobiographique. Chacun des livres d'Yves Navarre porte une empreinte autobiographique. Sa vie qui ressemble à un noeud de douleur est indéfiniment racontée et tressée. Chacun de ses romans porte une expérience personnelle.

Ce livre relate l'amour d'un chat pour son maître, que nous observons avec lui et découvrons au fur et à mesure que nous tournons les pages du livre. 

"...la nuit, il y avait le cortège de mounons, blousons de cuir, bottes, jeans. Sur la couverture dépliée, jeux d'ombres, la lumière qui faisait l'éclairage, j'observais les étreintes brutales et désabusées..."

Tytire le 3ème chat trouve les scènes très amusantes et instructives, son regard faussement naif.

 

Mon avis : Indiangay

Ce livre m'a énormément plu. En particulier la rencontre du chat et de son maître empreint d'une immense tendresse prélude d'une longue amitié à venir.

Ses peurs et ses émotions de chaton, puis de chat, ressenties à la découverte de son nouvel univers et de son futur maître. Ses déboires amoureux avec ses "épouses et sur la difficulté d'être un chat castré. 

7 décembre 2020

Savonarole - Pierre Antonetti

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Quatrième de couverture :

 

Tout le monde connaît le nom de Savonarole, passé dans le langage courant, mais on ne sait pas assez l'importance et la vie passionnée de ce moine exalté, assoiffé de pureté, adoré par les uns, haï par les autres, salué parfois comme un précurseur du protestantisme, dénoncé souvent comme un dangereux fanatique animé par un idéalisme inhumain, totalitaire.

 

Le cadre et les protagonistes : la Florence divisée de Pierre de Médicis, fils de Laurent, l'Italie bouillonnante de passions et d'énergie, le pape Alexandre VI Borgia, père de César et de Lucrèce, jouisseur et sceptique, Charles VIII le roi de France rêvant de " son " royaume de Naples. Savonarole se dresse pour réclamer une réforme de l'Eglise et de la société, dans le sens d'une pureté sans concessions.

 

Par ses sermons, ses prédictions de catastrophes, ses visions inspirées des prophètes de l'Ancien Testament, il enflamme les foules, devient pendant quatre ans (1494-1498) le roi sans couronne de Florence, instituant une république théocratique.

 

La chasse aux vices, le redressement des moeurs sur fond d'embrigadement d'enfants transformés souvent en délateurs et de " jugements de Dieu ", sont couronnés par le fameux " brûlement des vanités ". Il prophétise le succès de sa mission, annonce inlassablement que les pires fléaux s'abattront sur l'Italie (sauf Florence) s'il n'est pas entendu, prédit et souhaite le triomphe du roi très chrétien Charles VIII. Il défie le pape, est excommunié, se campe en envoyé de Dieu prêt au martyr. Mais, en prison, il s'effondre.

 

Au terme d'un procès sans gloire, il finit sur le bûcher, " prophète désarmé ", abandonné de tous, dans la crainte et la dérision. C'est une aventure pleine d'enseignements pour notre temps - où se rallument les bûchers de l'intolérance - que Pierre Antonetti, en spécialiste chevronné d'histoire florentine, fait revivre pour le plaisir et l'édification du lecteur contemporain.

 

Edition : Perrin - ISBN : 2 262 00855 - EAN :  9782262008550 - Broché - 303 pages - parution : 01/02/1991 - Prix : 20,58 € (existe en livre de poche du même auteur)

 

Mon avis : ChezVolodia

 

Savonarole est né en 1452 à Ferrare.  Il intègre l’ordre des Dominicains à l’âge de 22 ans.  Prédicateur mystique, voire halluciné, haranguant les foules qui se pressent de plus en plus nombreuses pour écouter ses sermons, il rêve de conduire les hommes sur la voie de la foi et les faire revenir aux valeurs chrétiennes. 

 

Savonarole arrive à Florence en 1485. En 1491, il devint prieur du couvent San Marco à Florence. Bon prédicateur,  il captive les foules lorsqu’il s’emporte contra la richesse et les mœurs corrompus des puissants.  Ce qui lui vaut l’admiration du « petit peuple ».

 

En 1494, Il connaît sont heure de gloire lorsque la ville sombre  dans la profonde crise déclenchée par Pierre de Médicis.  Le Dominicain n’avait-il pas prédit que la ville serait condamnée à la chute si elle ne se purifiait pas de ses péchés ? Alors que si Florence se purifiait, et si ses habitants vivaient dans la crainte de Dieu, elle deviendrait plus riche et plus puissante que jamais, et étendrait encore son pouvoir…Lorsque le Conseil de la ville choisit Savonarole pour négocier avec Charles VIII, il réussit à éviter la conquête et la destruction de Florence. L’allégresse n’eut pas de limite, et le Dominicain réalise enfin son rêve d’une « cité de Dieu ».

 

Savonarole règne sur Florence d’une main de fer. Beaucoup croyaient aux prophéties du prêcheur charismatique et quiconque pensait autrement préférait se taire, car sa vie était en jeu. A l’apogée de son influence, Il instaure à Florence un Etat Théocratique. Il appuie son pouvoir sur une police composée d’enfants dont la mission est de traquer le vice dans toute la ville. Jeux de hasard, tenues provocantes, plaisirs de la chair… tout crime de lèse-vertu est susceptible d’être puni de mort.  Il va même jusqu’à contester l’autorité d’Alexandre VI Borgia, le pape le plus débauché de l’histoire du Vatican et exige sa destitution.  S’en était trop, la fin devint inéluctable. Savonarole fut excommunié à Florence le 25 juin 1497 – exclusion à la fois de l’Eglise et de la communauté des croyants-. Dès lors se opposants relevèrent la tête. En 1498 le couvent Saint Marc ou s’était retiré Savonarole fut pris d’assaut par une foule en colère.  Lors de son procès Savonarole fut accusé d’hérésie et condamné au bûcher.

 

Ce livre est destiné aux amoureux d'histoire. Il nous raconte de manière très complète un épisode de l’histoire d’Italie, et d'un moine charismatique devenu vindicatif et criminel au fil des années.  

5 mai 2021

Combats et métamorphoses d'une femme - Edouard Louis

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Quatrième de couverture :

 

Pendant une grande partie de sa vie, ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme.

 

Pourtant un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit, elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose.

 

 Editions : Seuil - ISBN : 978 2 02 121254 6 - Broché : 117 pages - Parution avril 2021 - Prix : 14 euros.

 

 

 Mon avis : ChezVolodia

 

Dans ce livre, Edouard Louis nous parle de sa mère. Ses espoirs tôt déçus  de respect et d’indépendance dans son couple, dans la société.

 

Il l’a regarde vivre, en a parfois honte parce qu’elle est soumise, même lorsque son mari l’humilie en public en la traitant de « grosse vache », parce qu’elle ne parle pas comme il le faudrait en raison d’un manque d’éducation après avoir trop tôt quitté les bancs de l’école,  parce qu’elle supporte tout et n’importe quoi sans se rebeller, trouvant moult prétextes à son inertie.  

 

La mère est issue d’un milieu d’ouvriers d’usine. La famille du père est plus chaotique, en marge de la société (chômage, prison, alcoolisme) car même dans la pauvreté, il y a des degrés et on se raccroche comme on peut, et à n’importe quoi afin de ne pas être tout en bas de l’échelle sociale.

 

Mariée jeune et maltraitée par un premier mari alcoolique et violent, elle se retrouve bloquée à la maison avec deux enfants alors qu’elle n’a pas 20ans. Elle n’aura guère plus de chance avec son second époux, avec lequel elle aura Edouard Louis, puis des jumeaux non désirés, qu’elle souhaite dans un premier temps « faire passer », mais qu’elle finit  par accepter bon gré, malgré, par décision du père qui espérait grâce à leur venue divers aides des services sociaux.

 

Cinq enfants, encore de quoi rester dans la passivité, sans argent, sans point de chute en cas de départ du domicile conjugal, sans perspective d’avenir. Tout est fait pour la maintenir dans la précarité, la fatalité anéantissant toutes velléités d’indépendance.

 

La famille étant tombée dans la misère, le père ne pouvant plus travailler, suite à un accident,  elle prend un emploi d’aide à domicile faisant la toilette de vieilles  dames ce qu’elle n’aimait pas, mais lui permettait de joindre les deux bouts et d’avoir un peu d’argent à elle.

 

A 45 ans, ses enfants étant grands elle décide que cela suffit et se sépare de son mari. Si lui sombre dans la déchéance, elle, revit. Elle reprend son métier d’aide à domicile qu’à présent elle apprécie car il devient un des instruments de sa libération. Une rencontre avec un autre homme, puis son départ sur Paris afin de vivre avec lui  suffit à la transformer, lui redonnant le goût de s’habiller, de se maquiller de redevenir une femme. Ce nouveau bonheur lui a donné une jeunesse qu’elle n’avait jamais eue.

 

J’ai beaucoup aimé ce livre. Edouard Louis a gagné en maturité. Je n’ai pas ressenti comme dans ses précédents écrits de honte ou de volonté de revanche agressive sur son passé difficile. Ses sentiments envers sa mère semblent apaisés.  Reste toujours des contestations dans la véracité de ce récit selon le maire et les habitants de son village, il semble que la vérité soit assez éloignée de la réalité. Toujours est-il que même si cette histoire ne « colle pas » avec celle de sa mère, elle peut être un hommage à toutes ces femmes humbles, asservies, rabaissées, humiliées par la société et dans leur vie de couple parce qu’ignorante et  n’ayant pas de défense, celles qu'on croise tous les jours mais qu'on ne voit pas car sans existence.    

29 mai 2022

André Suréda (peintre orientaliste 1872-1930)- Marion Vidal-Bué

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Quatrième de couverture :

 

De l'avis de ses contemporains, André Suréda fut l'un des meilleurs peintres orientalistes de sa génération, créateur d'un univers raffiné où la grâce féminine et le charme des jardins arabes rejoignaient les légendes des Mille et Une nuit. Par son talent, il sut inscrire ce monde poétique dans les courants novateurs de l'art de son temps.

 

Mais il fut surtout le peintre sincère et véridique de toute l'Afrique du Nord, de ses décors et de ses habitants, sans doute le seul à avoir peint aussi bien le Maroc où il fit de longs séjours, que l'Algérie où il véct une dizaine d'années entre Tlemcen, Oran et Alger, et que la Tunisie où il voyagea à plusieurs reprises.

 

Observateur pénétrant des communautés juives, il entra dans les synagoges et dans les cimetières israélites et s'attacha à percer l mysticisme des religieux. Les mosquées et les medersas le virent de la même façon dessiner les sages musulmans méditant le Coran. Il fut aussi le peintre des mendiants et des aveugles, des ruelles sombres de la Casbah d'Alger, celui des artisans comme celui de seigneurs berbères.

 

La Syrie, Jérusalem et la Palestine lui ouvrirent encore d'autres horizons, qu'il traduisit dans de superbes illustrations.

 

En révélant dans toute son ampleur le talent de ce peintre emblématique à redécouvrir, Marion Vidal-Bué fait revivre l'ambiance de l'Afrique du Nord durant la période historique importante qui s'étend de 1900 à 1930 tout comme celle de la Syrie et de la Palestine 

 

Editions : de l'Amateur - ISBN : 9 782859 174347 - relié : 263 pages - Parution : avril 2006 - Prix  d'occasion 87,48 € car plus édité.

 

 

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A propos de l'Auteur : 

 

Madame Marion Vidal-Bué est historienne et écrivain d'art spécialiste des peintres d'Algérie durant la période française. Née à Alger elle y a vécu jusqu'en 1962 au sein d'une famille de bâtisseurs établie dans le pays depuis 1832.

 

Elle est également l'auteur d'Alger et ses peintres (830-1960, de l'Algérie des peintres et de l'Algérie du Sud et ses peintres.

 

Mon avis : ChezVolodia

 

Dans ce livre, l'auteur, nous présente une biographie de l'artiste. Elle nous fait découvrir ses ambitions, les courants artistiques qui l'ont amené dans ces lointaines contrés à le de la beauté orientale. Ses oeuvres, et les critiques artistiques réservées par ses contemporains à chaque exposition.

 

Au 19ème siècle les gens voyageaient beaucoup. lI était de bon ton qu'un jeune homme, avant de s'établir poursuive ses études en faisant le tour de l'Italie, du Proche et Moyen orient ou lls perfectionnaient leur éducation des arts, de l'écriture.

 

Ces destinations étaient à la mode que ce soit pour les écrivains, les peintres ou autres qui pensaient trouver là-bas un autre sens à leur vie. Où l'exotisme de ces contrées enfièvraient les imaginations en même temps que les pantalons pour certains.

 

La plupart des artistes qui ont peint sur l'orient n'ont fait qu'imaginer ce qui se passait dans les harems, les hamams, ces lieux ne leur étant pas ouverts. Beaucoup de femmes peintes dans des poses lascives étaient en réalité sorties de leur imaginations imprégnés qu'ils étaient des récits de leurs contemporains. Les familles nobles de ces pays et sociétés ne leur étaient pas accessibles. De fait, les personnages pris en modèles étaient-ils de basse extraction et leurs poses se ressemblaient de peintre en peintre.

 

Il semblerait qu'André Sureda lui, ait eu ses entrées dans des lieux privés, au sein de communautés diverses et variées ce qui lui a permis dans ses dessins de coller au plus près de la réalité.  Par ailleurs, mon intérêt pour ce peintre orientalise provient également de ses dessins sur les communautés juives ostracisées mais certainement plus faciles d'accès au voyageur. Alors bien évidemment d'autres orientalistes tels : Delacroix, Chasseriau, etc... s'y sont essayés, d'autres encore ceux-ci de religion juive ont également peint leurs coreligionnaires, tels Alexandre bida, etc... mais les thèmes en étaient différents.

 

Delacroix a peint les juifs dans des "évènements" tels : des noces, des musiciens, des fêtes, donc dans des situations et des atours qui ne leurs sont pas habituels. Théodore Chasseriau lui, a donné dans le romantisme en enjolivant les scènes ou les personnages qu'il peignait. Alexandre Bida, a surtout peint des juifs en prières au Mur des Lamentations. Alors que André  Suréda les a dessinés dans leur vie quotidienne avec des scènes et des tenues  collant au plus près de la réalité, telles : des funérailles, dans la maison d'études, des rabbins, des mendiants, lisant, etc...les vêtements sont sobres, sans fioritures, idem les décors, tout est épuré quelque soit le pays ou ils les a "croqués".

 

Un artiste dont je ne connaissais ni le nom, ni les oeuvres mais que j'ai eu plaisir à découvrir (hum oui je sais, j'ai beaucoup de lacunes, mais j'y remédie ou du moins j'essaie).  J'ai mis quelques photos du livre dans l'album André Sureda rubrique "beaux livres".

11 août 2022

Perles de troc - collection de Marcia de Castro et Guy Maurette

Perles de troc

 

(African trade beads) VIIème - milieu du XXème siècle

 

Je tenais à vous présenter ce petit livre, retraçant l'histoire des perles de verre, leurs implications dans les échanges commerciaux à travers différents pays et surtout dans la traite négrière. 

 

Nous avons eu le plaisir de voir cette exposition à la Médiathèque de Mers les Bains, Espace Prévert (76), et elle est due à la passion de Marcia de Castro et Guy Maurette, qui ont voyagé un peu partout dans le monde, retraçant 1000 ans d'histoire. de ces objets fascinants. Ce projet original  et unique est composé d'une collection de 5 000 perles intitulée perles de troc.

 

____________________ 

 

Ces perles ont été achetées dans les marchés d'Afrique : Mopti, Dakar, Bamako, Ouagadoudou. Dans un passé récent, ces perles villes coloniales abritaient des Comptoirs et des marchands, des missionnaires et des explorateurs qui transportaient, échangeaient, troquaient, offraient aux indigènes, des perles de verre fabriquées en Europe : à Venise, à Amsterdam, à Briare, en Allemagne ou en Bohème.

 

les perles ont fait l'objet d'un important commerce  au cours des millénaires. Aujourd'hui le marché de la perle ancienne s'est déplacé vers les Etats-Unis. Là-bas, elles sont devenues des objets d'étude, de collection et de spéculations. Chaque perle est unique. Elle est le joyau de l'humanité, une trace de l'Homme depuis l'aube des temps.

 

 Marcia de Castro et Guy Maurette

 

Editions : LTDA - PARIS - ISBN : 9 791069 919679 - Broché : 71 pages - Prix : 20 euros

 

 

Notre avis : ChezVolodia - Indiangay

 

Ce livre est un petit bijou, ou chaque motif de ces perles de verre est détaillé, expliqué ainsi que sa provenance et l'usage que l'on en faisait.

 

Au verso de chaque page, nous avons l'explication de son origine, du motif, et la provenance. Au recto, la photo en couleur des perles décrites. Ce qui rend la lecture du livre très agréable, non fastidieuse, et que nous pouvons profiter du détail ainsi que de la variété desdites pierres.

 

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4 décembre 2021

Moi les hommes je les déteste - Pauline Harmange

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Quatrième de couverture :

 

"Je vois dans la misandrie une porte de sortie. Une manière d'exister en dehors du passage clouté, une manière de dire non à chaque respiration. Détester les hommes, en tant que groupe social et souvent en tant qu'individus aussi, m'apporte beaucoup de joie... et pas  seulement parce que je suis une vieille sorcière folle à chats.

 

Si oin devenait toutes misandres, on pourrait former une grande et belle sarabande. On se rendrait compte (et ce serait peut être un peut douloureux au début) qu'on n'a vraiment pas besoin de hommes. On pourrait, je crois, libérer un pouvoir insoupçonné  celui, en planant très loin au-dessus du regard des hommes et des exigences masculines, de nous révéler à nous-mêmes".

 

 

Editions : Seuil - ISBN : 978 2 02 147683 5 - Broché : 90 pages -  Parution : Octobre 2020 - Prix : 12 €

 

 

Mon avis : ChezVolodia

 

Le titre de ce petit livre ou devrais-je dire fascicule ne peut qu'interpeller. D'autant qu'au verso, il est précisé qu'il avait été menacé d'interdiction. Quid ? La censure aurait-elle peu d'humour, ou bien ce livre était-il un brûlot envers la gent masculine. Je ne pouvais que le livre afin de m'en assurer moi-même.

 

Je ne savais quoi penser en en commençant la lecture. Bonne surprise, si le titre est sarcastique, son contenu ne l'est pas. Les constatations de l'auteure, femme réfléchie et féministe, sont intéressantes sans pour autant verser dans le militantisme à tous crins, elles nous incitent à la réflexion.

 

S'il est vrai que les sociétés ont été créées par les hommes pour les hommes, jusqu'à il n'y a pas si longtemps les femmes en étaient totalement exclues, infantilisées et soumises, au père, frère, etc... De nos jours, même si ce n'est pas la panacée et bien qu'elles se disent invibilisées, en raison d'une évolution lente peut être, mais qui ne fait que croître, leur permet d'exister et de s'exprimer en tant que telle (du moins dans les pays occidentaux).

 

Dans son livre l'auteure met en parallèle les misandres et les misogynes tout en soulignant que les conséquences en dangerosité ne sont pas les mêmes. Et que ces deux termes ont pour racines communes le sexisme. Ce que je ne peut qu'approuver. Idem quant à ces réflexions sur la médiocrité de certains hommes leur permettant d'évoluer dans le monde du travail au détriment de femmes plus qualifiées, et la responsabilité de la charge mentale dans le couple, incombant majoritairement à la femme (notamment la gestion des enfants).

 

Si une grande partie de ces réflexions sont justes, il est à noter que certaines femmes ont leur part dans ces attitudes égoïstes, violentes, arrogantes, voire indifférentes. Beaucoup d'entre elles mettent également beaucoup de pression sur les épaules masculines. Elles considèrent  qu'un homme se doit d'être fort pour les protéger, leur assurer une sécurité financière, et lorsqu'elles l'ont, sont prêtes à supporter des "abominations" pour les garder.

 

Les enfants ça se fait à deux. Si les femmes (et les hommes) élevaient leur garçon non comme un dieu à qui tout est toléré sinon permis, mais comme un être se devant de respecter leur soeur, leurs copines, et leur accordait moins ou autant d'attentions et de restrictions qu'à leur soeur, les mentalités changerait pour beaucoup. Dans ma famille ont m'a toujours dit qu'un homme se jugeait à table et/ou au lit. Si votre mari, ou votre compagnon se permet de satisfaire ses envies qu'elles qu'elles soient avant vous (sa femme ou sa famille), si lorsque vous dormez, il vous "viole", désolé mais vous avez épousé (ou vous vivez avec ) un porc et il y a peu de chance que cela s'arrange. En vieillissant les défauts s'accentuent. A vous de voir si vous le tolérez... !

 

Quant à la culture du viol, malheureusement, elle existe depuis la nuit des temps et ne disparaîtra pas. Elle est la résultante de pauvres types et de minables" dangereux sans aucune doute, pour lesquels la justice se doit d'être sans pitié. Ce pouvoir de domination qu'on certains hommes sur leur compagne, par impossibilité de communiquer par des mots leur ressenti, pour asservir des peuples en violant et mutilant leurs femmes porteuses présentes et/ou futures d'enfants susceptibles de remettre en cause ledit asservissement. S'approprier le corps de l'autre pour le soumettre, le réduire à néant, le transformer en chose qu'on utilise puis qu'on jette résulte d'une stratégie utilisée par toutes les armées. 

 

Quant aux réunions, assemblées, manifestations de femmes squattées par les hommes qui bien que les jugeant "futiles et ridicules, s'y incrustent sans crier gare, y mettent leur grain de sel de façon péremptoire, une solution  : les mettre dehors sans état d'âme. Pourquoi ne pas créer comme au Royaume Unis, des clubs réservés aux femmes ou vous pourriez, mesdames, vous retrouver, pour lire, discuter et pratiquer des activités sportives ou autres sans le regard voyeur ou désapprobateur des hommes ? Je ne crois pas que la France serait hostile à de tels clubs....

 

En fait toutes ou presque les attitudes dénoncées par Pauline Harmange pourraient trouver une solution avec un peu d'organisation et de compréhension du pouvoir en place. Je sais que de tels endroits existent dans des pays d'Asie et d'Orient, mais on en arrive à une séparation assez stricte des sexes. Quid de la mixité, de la laïcité, et de l'égalité....

 

Pauline Harmange

 

A propos de l'auteur :

 

Pauline Harmange est née le 06/12/1994 d'un père professeur de français et d'une mère professeur de latin.

 

Autrice et militante féministe. Membre fachosisation d'accompagnement de victimes de viols et d'agression sexuelle. Elle écrit sur le blog "un invincible été".

 

 

 

3 avril 2022

Histoires vraies du Moyen Age en pays Boulonnais - Isabelle Clauzel Delannoy

Histoires vraies du moyen age

Introduction

:

Voici 40 histoires venues tout droit du Moyen Age.

 

Elles étaient enfouies dans des dossiers précieusement conservés dans les centres d'archives. Elles ont été choisies parmi beaucoup d'autres pour leur originalité.

 

Chacune est basée aux 3/4 sur un fait réel, tiré d'un document ancien. Des renseignements complémentaires ont été subrepticement insérés, pour aider à la compréhension, dans le dernier quart.

 

A l'intérieur du livre on y trouve :

 

. Des bagarres,

. de la soupe, du poison et de la bière,

. de la danse et du Théâtre,

. des chiens et des moutons,

. des soldats et des impôts,

. des polissons et de pauvres filles,

. des prêtres peu scrupuleux et des matelots agressifs,

. des geoliers charitables et des sergents jaloux,

. des corsaires et des lépreux,

. des galériens et des sorcières...

 

et aussi, le payeur (le maire), le duc de Bourgogne, le roi d'Angleterre, le sénéchal, le capitaine, le roi de France.

 

De quoi faire renaître, le temps d'une lecture, ces personnages du temps passé qui ont réellement existé dans le valeureux et noble comté de Boulogne.

 

Ouvrage publié en autoéditions : par Isabelle Clauzel - ISBN : 9 782956 292005 - Broché : 47 pages  -Publication : Décembre 2017 - Prix : 10€

 

 

Mon avis : Volodia

 

C'est un petit livre curieux et plaisant à lire qui nous instruit de la manière dont se déroulait la vie à cette époque, et le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'était pas un long fleuve tranquille.

 

Nos ancêtres étaient assez belliqueux, et ne rechignaient pas à une bonne bagarre se terminant souvent avec des armes improvisés et/ou par une vengeance meurtrière. Il en était d'ailleurs souvent appelée à la justice du roi était pour éviter que ne soit condamnés à mort les les belligérants ayant commis des actes répréhensibles et souvent meurtriers.

 

Chaque histoire figurant sur une page et demie (gauche et droit) est Ilustrée d'une enluminure pour la première lettre du récit et d'une image du moyen âge en rapport avec le récit évoqué.

 

A propos de l'auteure :

 

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Docteur en Histoire Médiévale et Chercheur Indépendant, l'intéressée s'implique dans diverses associations toutes en rapport avec l'histoire et l'archéologie de l'Artois et de la côte d'Opale.

 

Elle a publié nombres d'ouvrage sur la région de Boulogne  et Calais et participé à des scénarios et montages cinématogaphiques pour des spectacles historiques.

 

Elle a recensé également, la correspondances des fonctionnaires du Boulonnais au Moyen Age

 

 

6 juin 2022

Paris-Briançon - Philippe Besson

Paris-Briancon

 

Quatrième de couverture :

 

Rien ne relie les passagers montés à bord du train de nuit n° 5789. A la faveur d'un huis clos imposé, tandis qu'ils sillonnent des territoires endormis, ils sont une dizaine à nouer des liens, laissant l'intimité et la confiance naître, les mots s'échanger, et les secrets aussi. 

 

Derrière les apparences se révèlent des êtres vulnérables, victimes de maux ordinaires ou de la violence de l'époque, des voyageurs tentant d'échapper à leur solitude, leur routine ou leurs mensonges.

 

Ils l'ignorent encore, mais à l'aube, certains trouveront la mort.

 

Ce roman au suspens redoutable nous rappelle que nul ne maîtrise son destin. Par la délicatesse et la justesse de ses observations, Paris-Briançon célèbre le miracle des rencontres fortuites, et la grâce des instants suspendus, où toutes les vérités peuvent enfin se dire.

 

Editions : Julliard - ISBN : 9 782260 054641 - Broché : 203 pages - publié : Janvier 2022 - Prix : 19€

 

Mon avis :  ChezVolodia

 

Philipe Besson excelle dans ses mises en scène du quotidien, à nous faire retrouver des émotions perdues, à décrypter l’âme humaines jusque dans ses moindres recoins. Son écriture est agréable et son langage choisi sans tomber dans les travers qu’adoptent certains écrivains, à savoir noyer leur public avec des phrases alambiquées, des mots si peu usités qu’on est obligé d’aller fouiller notre mémoire ou un dictionnaire pour en comprendre le sens.

 

Dans ce livre, il remet à l’honneur le train de nuit notamment l’intercité qui dessert les petites villes ignorées par le TGV, et l’intimité qui se crée entre les voyageurs, dont les présentations et les activités professionnelles sont bien définis dès le départ.

 

Des concours de circonstances les font se rapprocher les uns des autres, au point de se dévoiler, de confier à des inconnus, leurs espoirs et désespoirs, leurs errances sentimentales, car on sait qu’une fois descendus du train, les secrets feront partis des souvenirs de nos interlocuteurs, enterrés sous la banalité du quotidien.

 

Et puis, survient l’improbable, ce qui n’arrive qu’un fois sur des milliers, et surtout aux autres ,l’accident, le banal accident celui qui remet tout en cause, l’existence même de la vie, et qui modifie dans les derniers instants, nos souvenirs au point de les exacerber, et peut être les sublimer. Celui qui nous fera prendre en compte le fil ténu qui nous relie à la vie et en conséquence modifiera pour toujours notre vision de l’existence en revoyant nos priorités.

 

 

22 avril 2020

Paris vu et vécu par les écrivains - Françoise Besse

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Quatrième de couverture :

Balzac à Passy, Proust à la plaine Monceau, Colette au Palais Royal, Hemingway à Montparnasse, Sartre et Beauvoir à Saint-Germain-des-Prés... Au fil des siècles, dix, cent ou mille mains se sont relayées pour tresser la légende de la capitale. La ville de chair et de pierre, la ville de jour et de nuit, la ville comme un monde à découvrir... s'offre en une source d'inspiration, inépuisable. De Hugo à Modiano, mystérieux, poétique ou tourmenté, Paris est un roman.

Editions : Parigramme - ISBN : 978 2 84096 996 9 - Broché : 127 pages - Prix : 14,90 euros

Mon avis : ChezVolodia

Depuis des siècles Paris fascine, que ce soit par ses monuments, son romantisme vrai ou supposé, mais surtout par son rayonnement international. La centralisation du pouvoir absolu a accru son importance et son primat sur les autres, notamment dans les domaines artistique et littéraires.

Paris, ville de paraître, porteuse d'espoirs, cosmopolite. On y vient de partout dans le monde pour y trouver une liberté d'expression, qu'elle soit intellectuelle ou morale - impossible ou difficile à assumer "ailleurs" - pour nouer avec le succès, se faire un nom et côtoyer, à défaut de fréquenter, l'élite intellectuelle et mondaine de la capitale.

Ce livre est un recueil de pensées, d'impressions, de visions de la capitale laissées par des écrivains, qu'ils soient Français ou étrangers. Paris a été pour tous une source d'inspiration et de création, qu'ils aient vécu dans les beaux quartiers ou dans d'autres plus populaires. En voici, vingt exemples où l'on voit que l'héritage parisien devient littérature et que Paris à soi seul est un vaste roman. 

C'est avec délice que je me suis laissé entraîné à la suite de ces écrivains à arpenter les rues de Paris, mais je n'ai hélas pu ressentir les émotions qui les avaient traversé, Paris ayant énormément changé. Toutefois, des réminiscences de sensations, d'odeurs, d'ambiance de certains quartiers de Paris, connus dans mon enfance subsistent en ma mémoire. 

Le Paris des monuments et des beaux quartiers changent peu. Par contre le Paris, populaire se transforme au fil des ans. Des quartiers deviennent à la mode alors qu'hier ils étaient snobés, décriés, et délaissés par les gens bien nés. D'autres, par contre ne changent pas ou difficilement malgré de nouvelles habitations, d'élargissement des rues. Quant à l'ambiance, pour la majorité des quartiers, elle finit par se ressembler, idem les commerces et les individus, en cause, le mercantilisme conquérant de notre époque. Mais toujours, reste une certaine élégance et un charme de son passé.

Ce livre est de très bonne facture, sa lecture en est très agréable. Une délimitation des pages est faite pour chaque écrivain, ainsi que de nombreux textes et photos des endroits fréquentés à l'époque concernée. 

28 octobre 2018

Qui a tué mon père - Edouard Louis

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Quatrième de couverture :

"L"histoire de ton corps accuse l'histoire politique."

 

Editions : Seuil - ISBN : 9 782021 399431 - Broché 185 pages - Prix :  12 €

Mon avis : Volodia 

Nouveau livre ou devrais-je dire presque un opuscule d’Edouard Louis. Si j’ai aimé son premier livre, et sous certaines réserves le second, je reste dubitatif quant au troisième. 

Dans ce dernier, si j’apprécie l’hommage que l’auteur rend à son père, j’ai un peu de mal avec une certaine forme de dualité qu’il adopte vis-à-vis de celui-ci. En effet, dans ses précédents livres il menait « à charge » contre son père  - lui reprochant sa brutalité, ses excès - et qu’il comprend dans ce présent livre…. Je suis également déçu par les poncifs dont il nous abreuve et qui semble être sa marque de fabrique. Je comprends que son but au fil de ses livres est de dénoncer la condition ouvrière et les injustices qu’elle subit au travers de la vie de sa famille. Mais qu’il me pardonne, sa situation familiale (du moins celle qu’il décrit dans ses livres) fait plus penser à celle de cas sociaux que d’ouvriers. 

A l’écouter et le lire, on a l’impression que les ouvriers n’ont d’autre choix que d’accepter cette fatalité, de supporter leur condition et de noyer leur chagrin dans l’alcoolisme, l’inculture, le populisme, le racisme et j’en passe. Je m’insurge en faux. La classe ouvrière a énormément évolué depuis la fin du XIXème et première moitié du XXème siècle. Les ouvriers d’aujourd’hui ne sont plus ostracisés et cantonnés aux frontières de la société dans laquelle ils évoluent et l’ascenseur social n’est pas bloqué au rez-de-chaussée pour qui s’en donne les moyens, lui-même en est la preuve. 

Certes il sera beaucoup plus difficile d’accéder à un autre statut, si on est né dans une famille d’ouvriers depuis plusieurs générations (piété filiale oblige parfois) et qu’en plus, on vive dans une région où il n’y a rien d’autre que l’usine du coin qui fait travailler 2 ou 3000 personnes. Mais à force de volonté, il est possible d’accéder à autre chose. Je n’emploie pas le terme évoluer car cela reviendrait à considérer qu’être ouvrier est une condition inférieure à l’égard d’autres semblant plus valorisantes. Or pour moi, il faut de tout pour qu’une société fonctionne, de même qu’il faut des dirigeants et d’autres qui suivent et obéissent pour participer à son évolution et/ou à son amélioration. Quant à la culture, rien n'empêche quiconque de fréquenter une bibliothèque, pratiquement toutes les villes de province, voir les quartiers de Paris ou desdites villes ont une médiathèque gratuite, reste qu'après c'est un choix que nul ne peut prendre pour vous. Encore, faut-il avoir l'intelligence et être conscient de certains manques....! car le fossé qui s'épare les deux (culture et intelligence) est au moins aussi large que le Grand Canyon..!

Dans ce livre Edouard Louis tire à boulets rouge sur les dirigeants et gouvernements successifs responsables selon lui du maintien au bas de l’échelle sociale des ouvriers et de  sa politique de sa paupérisation. C’est un livre engagé, en forme de « J’accuse » mais bien qu’il ose nommer par leur nom ceux qu’il estime coupable, Edouard Louis n’est pas Emile Zola et j’ai envie de lui rappeler qu’il ne suffit pas d’écrire des livres à faire pleurer dans les chaumières pour être crédible. 

Je reproche à Edouard Louis d’avoir, et c’est un comble, ostracisé :

. toute une région en faisant passer ses habitants pour des gens primaires, bêtes et incultes.

. la classe ouvrière pour lui ôter toute volonté d’être à même de décider de son propre destin.

. d’utiliser « ces pauvres » qu’il se veut si ardemment défendre, mais dont il se sert pour matière à écrire.

Je vais même aller plus loin. Sous couvert de dénoncer l’injustice sociale des classes laborieuses, il se permet de les mépriser en leur prêtant un langage populaire à la limite de l’analphabétisme, un esprit obtus, raciste, etc… heureux lui d’avoir échappé à cette crasse ignorance.

Edouard Louis aurait pu faire une force de son expérience et il se complait dans les rancoeurs, la vengeance et c'est dommage !

 

7 avril 2018

Le Marché des Amants - Christine Angot

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Quatrième de couverture :

Un homme, noir, et une femme, blanche, tombent amoureux l'un de l'autre. Les sentiments ont la force de l'évidence, mais aussi celle du défi ; ils incarnent deux mondes qui ne se connaissent pas, ne se comprennent pas. La bourgeoisie environnante se moque de leur amour, le refuse, le nie.

Et triomphera peut être...

Editions du Seuil, collection Points : ISBN  : 9 782757 814598 - Poche : 313 pages - Prix : 7,30 €

Mon avis : Volodia

Décidemment, Angot n'est pas ma tasse de thé. Cela fait le troisième livre que je m'efforce d'ingurgiter en essayant d'occulter toutes les critiques bonnes et/ou mauvaises lues sur ceux-ci et, ça ne passe pas.

Les livres d'Angot tourne en boucle sur l'inceste, ses histoires de culs, son égocentrisme et son hystérie qui vous ferait l'inviter à prendre un lexomil histoire qu'elle se détende un peu, et évite de nous abrutir les yeux avec ses écrits mal ficelés, énonçant des platitudes et surtout faisant étalage de ses préférences ? et/ou pratiques sexuelles qu'elle nous assène à longueur de livres. Après chacun ses goûts fussent-ils mauvais. Un homme décrirait les pratiques intimes de son couple on le traiterait de goujat ! Bien qu'elle soit une femme, je la qualifie, moi, de "non gentleman" !

Dans ce livre Christine Angot nous conte par le menu, sa relation avec Bruno Beausir Alias Doc Gynéco, mais également son attirance pour un certain marc, quarantenaire en couple qui malgré une déclaration enflammée au sortir d'un dîner, ne franchit toujours pas le cap de laisser sa compagne pour se mettre en couple avec elle. S'ensuivent des conversations téléphoniques surréalistes ou elle l'assomme de reproches puérils sortis de son esprit torturé, et lui se confond en excuses pour son inconsistance.

Son histoire avec le sieur Beausir n'est guère plus heureuse, celui-ci parallèlement à l'aventure qu'il vit avec elle, continu d'entretenir des relations avec son ex-compagne, mère de ses trois enfants et ne semble guère disposer, lui non plus, à tout laisser tomber pour elle sachant qu'il peut la "trousser" entre deux portes et/ou débarquer chez elle selon son bon vouloir.  

Le moins que l'on puisse dire est qu'en plus d'avoir la cuisse légère, la modestie n'étouffe pas, dame Angot, qui tient à nous signaler le fossé, que dis-je le Grand Canyon qui sépare le "milieu littéraire" qu'elle fréquente, avec celui de son amant métis antillais, sortant lui, d'une HLM de la Porte de la Chapelle. Chacune des deux parties se demandant comment  cela va finir, ce qui les attire l'un envers l'autre. En bref, elle s'ébaubie elle-même pseudo intellectuelle de gauche, de ce qui les rapproche et les lie l'un à l'autre, tout en s'interrogeant sur le qu'en-dira-t-on de ses relations d'écrivallonne blanche amoureuse d'un rappeur de couleur....!

Dans son livre, Angot fait passer Mr Beausir pour un inculte, alors qu'elle... Mais qui est-elle au juste : une fille illégitime élevée dans une HLM de province, violée (ou plutôt sodomisée) par son père, et qui se donne des airs d'intellectuelle effarouchée lorsqu'on la sort de sa zone de confort, entendez le quartier St Augustin ou elle réside et/ou le St Germain des Prés des m'as-tu-vu.

Bref, c'est le dernier livre que je lis de cette dame si on peut encore la considérer comme telle !

16 janvier 2013

Un nom pour un autre - Jhumpa Lahiri

25331558_5787258A la naissance de leur fils Ashoke et Ashima attendent une lettre de la grand-mère qui doit, c’est la coutume en Inde, choisir son prénom. Mais la lettre ne semble jamais arriver jusqu’à Cambridge dans le Massachussets).

Contraint d’improviser, Ashoke choisit d’appeler son fils Gogol, auteur qu'il affectionne par supertition ayant miraculeusement survécu à un accident alors qu'il le lisait. Grandissant comme un jeune américain (Il joue au base ball et fréquente des jeunes filles américaine), et fier de ses parents, Gogol refusera longtemps qu’on l’appelle par le prénom Bengali dont il a finalement été doté : Nikhil, au risque de se couper de ses racines. Mais à la mort de son père quelque chose se romps en lui révélant cette identité qu’il avait nié.

Les Deux syllabes oubliées Nikhil résonnent alors avec une profonde familiarité.

Editions : 10/18 - ISBN : 978 226 404 4785 - Prix : 8,80 euros.

Mon avis : Indiangay

Le problème des deux cultures. Celle du pays d'accueil pour les parents déracinés, mais plein d'espoir en l'avenir et celle d'origine rejetée par Nikhil qui arrive en Inde dans un pays et une famille avec laquelle il ne partage qu'un nom.

L'histoire de sa réconciliation avec ce nom est aussi l'histoire de l'intégration d'une famille aux Etats Unis.

29 juillet 2014

Nestor rend les armes - Clara Dupont-Monod

9782253166566

Quatrième de couverture :

Nestor est argentin. Arrivé en France pendant la dictature, il y a retrouvé Mélina, une compatriote qu’il a épousée. La vie était douce avec elle, jusqu’au  drame qui les a séparés.

Depuis, solitaire, épuisé par la vie, en colère, Nestor s’est laissé enfermer dans la rassurante forteresse de sa propre chair et est devenu obèse. 

Alice, médecin dans l’hôpital où Nestor se rend tous les jours, parviendra peut-être, à force de patience et de tendresse, à conjuguer sa solitude à celle de ce patient peut ordinaire. 

L’écrivain se garde de conclure : trois issues s’offrent au lecteur, comme s’il était impossible qu’une histoire aussi improbable et bouleversante finisse mal. 

Editions : Le livre de poche - ISBN :  978 2 253 16656 6 - Poche 123 pages - Prix : 5,60 euros

 

Mon avis : Volodia

Dans ce livre  Clara Dupont-Monod dresse le portrait de Nestor, un homme en marge de la Société. Un homme d'excès, un homme qui n'a pas peur des outrances, prêt à vivre avec un corps et une mémoire démesurés. Il mange trop, crie en dormant, ne passe pas les portes, rencontre les plus grandes difficultés à marcher et ne fait aucun effort pour se lier.

Nestor est un obèse loin d'être sympathique. Il s'est laissé aller, suite à un drame que l'auteure va nous dévoiler au fil des pages. Sa sortie journalière se résume aux aller-retour qu'il fait pour se rendre de chez lui à l'hôpital et vice versa, au chevet de femme dans le coma depuis plusieurs années suite à un accident. Auparavant, très proche de son épouse, il s'en est éloigné inexorablement depuis le drame qui les a frappé. Au point de la haîr et d'être indifférent à sa possible mort. La jeune femme médecin qui soigne son épouse, intriguée, tente de saisir le mystère  de ce gros père.

L'auteure nous fait nous interroger sur les motifs qui poussent des personnes à se laisser aller ainsi, à trouver une compensation dans la nourriture. Elle nous fait prendre conscience de la réalité du gros, de tous ses maux qui l'handicap, qu'ils soient physiques ou moraux, sur le regard peu amène que nous portons sur ces personnes hors norme, sur le jugement que parfois, sans pitié nous osons poser, sur ceux que nous trouvons monstrueux et qui souvent  nous inspirent une certaine répugnance pour ne pas parler de dégoût. 

 

10 septembre 2014

Mémoires d'une femme de ménage - Isaure avec Bertrand Ferrier

MémoiresQuatrième de couverture :

Armée d’un bac + 5, Isaure choisit un métier déconcertant : femme de ménage. Elle range, nettoie, arrange ; écoute les confidences des uns, encaisse les avanies des autres. Et en profite pour régler ses comptes avec le système, tout en lucidité et cruauté.

Avec sa verve corrosive et son insolence décapante, cette non conformiste dégraisse de fond en comble de mode de vie de ses employeurs.

 

Editions : Points (Grasset) - ISBN : 9 782757 829929 - Poche : 184 pages - Prix : 6,30 €

 

Mon avis : Volodia

Oui bon, un énième livre qui se veut satirique et drôle sur un autre emploi du tertiaire, nous avions eu  Anna Sam avec les Tribulations d’une Caissière, Absolument débordée de Zoé Shepard qui enchaîne avec « Ta carrière est finie ».

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Isaure manque cruellement de modestie. Oui, on a compris qu’elle a un bac + 5, et préfère faire du ménage ne supportant pas de travailler avec d’autres personnes et se voulant maître de son emploi du temps pour avoir un Long Week End, et pouvoir se lever tard  tous les jours de la semaine : 11 h étant le plus tôt qu’elle puisse faire.

A part cela, il ressort que l’intéressée ne soit pas d’un milieu favorisé, et qu’elle ait enchaînée les études pour retarder au maximum son entrée dans la vie active. Ce qu’elle va bien pourtant devoir exécuter bon gré malgré, poussée par sa mère qui l’oblige à se bouger pour rechercher un emploi, collant pour elle des affichettes au supermarché.

Madame Mère ayant appris à sa fille à faire le ménage, Isaure y excelle décelant chez ses futurs employeurs les causes de leur laisser aller domestique. Une fois embauchée, elle les regarde vivre. Elle accepte sans broncher leurs exigences, leurs réflexions parfois acerbes, sans toutefois en penser moins, jusqu‘au moment ou lassés (ée) les uns de l‘autre et vice versa, elle finit par aller voir ailleurs, révisant à la baisse ses prétentions en fonction des aléas de sa situation pécuniaire.

Isaure a de la chance, elle a presque toujours eu des employeurs qui ne rechignaient pas à la payer au tarif demandé, souvent supérieur à celui de la profession, et là quand je dis chance ce n’est pas anodin.  En effet, il est très rare que des particuliers se montrent sinon généreux du moins conscient que l’argent versé est durement gagné et  que lorsqu’on n’a pas les moyens  d’avoir une femme de ménage et bien on fait comme beaucoup, on s’en passe !

Le livre n’est pas très intéressant en lui-même, lI m’a fait sourire, mais sans plus. L’humour citronné et les expressions et/ou termes employés nous confirme, si nous en avions douté, le bagage intellectuelle de la demoiselle. Certaines descriptions m‘ont amusé. Mais ce qui m’a déplu, c’est son ton condescendant vis-à-vis de ses employeurs et des quelques collègues de la profession qu’il lui est arrivé de croiser. Bref, un livre ni agréable ni désagréable, mais qui  n’apporte rien et  qui ne laissera pas un souvenir impérissable !

Digressions :

Hum je me demande pourquoi Isaure si elle existe vraiment, qui a un bac + 5, et n'arrête pas de le répéter au fil des pages, a eu besoin de Bertrand Ferrier qui lui est éditeur et écrivain, pour réaliser ce livre ? Son bagage intellectuelle devrait lui permettre de d'écrire elle-même. Mais existe-t-elle réellement ou est-ce un personnage ? 

Quant à Bertrand Ferrier, Editeur et Ecrivain, je le verrais parfaitement créer ce personnage en vue d'une mystification, à moins qu'il n'ait servi que d'Editeur ?

Isaure à un blog mais en le lisant j'ai eu un doute sur son existence réelle, je vous mets le lien à vous de juger : http://leblogdelabonne.canalblog.com/

 

8 mai 2018

Une semaine de vacances - Christine Angot

Une semaine de V acancesQuatrième de couverture :

Christine Angot a écrit ce court roman comme on prend une photo, sans respirer, sans prendre le temps de souffler. En cherchant la précision, en captant l'instant et le mouvement.

Ce n'est pas  nous lecteurs de vouloir en connaître l'élément déclencheur, peu importe de le savoir. on s'aperçoit vite en le lisant que le texte possède en lui le pouvoir d'agir avec violence. Il suscite des sentiments dont l'angoisse ne peut être évacuée.

Il provoque le saisissement par lequel on reconnaît un des pouvoirs de la littérature : donner aux mots toute leur puissance explication et figurative, plutôt que s'en servir pour recouvrir et voiler.

C'est comme si l'écrivain levait ce voile, non pas pour nous faire peur, mais pour que l'on voie et comprenne.

 

Editions : J'ai Lu - ISBN : 978 2 290 07058 1 - poche 94 pages - Prix : 6 €

 

Mon avis : Volodia

Que penser et surtout quoi dire de ce livre, si la critique est aisée l'art est difficile.

Je ne connaissais le nom de Christine Angot que par les scandales qui s'y attachent. En lisant son livre, je ne suis dit que je me ferais ma propre idée. Pour ce faire, je n'ai lu, auparavant,  aucune critique s'y rapportant.

Choc dès les premières pages. J'ai eu envie de tout abandonner. Ce livre est à mon sens, abject, dans son contenu, son idée, voyeur, ordurier, obscène, cru au-delà de tout ce que l'on peut imaginer. Pervers dans ses descriptions de scènes pseudo érotiques que je qualifie, moi, de pornographiques.

L'histoire se déroule comme l'indique le titre du livre, sur une semaine et met en scène un homme d'un âge que l'on peut penser avancé, que l'auteure s'efforce de nous décrire, élégant, cultivé, faisant des galipettes avec une gamine ayant l'âge de lire des romans d'aventures, mais suffisamment pubère pour le mettre constamment en rut.

Et là, c'est une débauche de scène pornographiques (dont je me refuse d'en faire la moindre citation) d'un type qui trouve toutes les justifications possibles imaginables pour assouvir et expliquer sa perversité.

La gamine quant à elle, subit mais semble-t-il avec une certaine complaisance ses assauts. Il y a bien quelques cris, pleurs, sanglots, quelques hoquets, vites réprimés. Elle se soumet à tous ses désirs ne dit rien espérant par delà ces actes qu'il l'aime réellement d'amour.

Leurs sorties se résument à des ballades en voitures pour visiter quelques sites et restaurants indiqués dans un guide touristique et qu'il a pris soin de noter. Mais là encore, ses sorties sont l'occasion pour ce Don Juan de pacotille d'assouvir sa soif inextinguible de sexe. Il en ressort que nous avons droit à une description détaillée des menus commandés et quelques leçons de comparaison entre la langue française et la langue allemande qu'il trouve plus précise, ainsi qu'à d'humiliantes leçons de diction qu'il fait à la jeune personne. Sans compter  les "gâteries" après repas procurées à couvert des portières de voiture par notre jouvencelle.

Bien qu'ayant eu envie devant tant d'horreurs de refermer ce livre, je m'y suis tenu jusqu'à l'écoeurement, le dégoût transposé du livre à l'auteure et ce jusque la fin. J'ai essayé de comprendre ce que les journalistes et les hautes sphères de la littérature (éditeurs) pouvaient trouver de si "extraordinaire" à la Angot ?

J'ai essayé de lire son livre, non plus en tant que public, mais en tant qu'écrivain (oui je sais ce n'était pas gagné) et je dois avouer qu'elle a en quelque sorte atteint son objectif.

Son livre ne laisse pas indifférent. Qu'on le déteste ou qu'on l'aime, Christine Angot a atteint son but, émouvoir tant ses lecteurs que le monde des livres. Par sa plume qui se veut incisive, précise, directe.  Par cette histoire, choquante et ses descriptions nauséabondes.

Pour ma part, j'ai trouvé son livre, ennuyeux, plat, l'histoire inintéressante, voire choquante, débauches de scènes pornographiques. On se demande comment une femme peut écrire pareilles horreurs en matière de sexe. Toujours est-il qu'elle n'a plus rien à apprendre et qu'elle pourrait en remontrer à quelques péripatéticiennes. Dans la foulée je m'étais procuré un autre livre de cette auteure, mais je ne suis pas sur d'avoir le courage de le lire, le présent livre m'ayant laissé un goût saumâtre dans la bouche.

(heureusement que je n'ai investi que dans le poche).

 

28 juin 2013

Hanna Arendt - Elisabeth Young-Bruehl

9782818501832FSQuatrième de couverture :

Biographie de référence de l'auteur qui forgea le concept de totalitarisme, ce livre retrace l'itinéraire de celle qui, obligée de fuir le nazisme en 1933, trouva finalement refuge à New york, comme de nombreux juifs allemands.

La vie de Hannah Arendt éclaire de nombreux pans de sa pensée, attachée à penser l'évènement. Si la brève liaison qu'elle eut avec Heidegger est désormais bien connue, d'autres aspects de son existence le sont moins ; son engagement sioniste sous l'égide e Kurt Blumenfels, sont mariage avec Günther Stern puis avec Heinrich Blücher, sa longue amitié avec cette grande conscience allemande que fut le philosophe Karl Jaspers et, aux Etats-Unis, avec la romancière Mary Mc Carthy ou avec le pôète W.H; Auden.

Elle commenta passionnément les évènements dont elle fut le contmporain, s'attachant  en dégager le sens : la création de l'Etat d'Israël, les mouvements pour les droits civils aux Etats-Unis,, le procès Eichmann, la guerre du Vietnam, la révolte des jeunes des années 1960.

Elle sut ainsi accueillir la nouveauté sans décrier le monde, et y trouva de quoi forger les concepts qui font de sa philosophie politique une des oeuvres les plus importantes du XXème siècle.

 

Editions : Calmann-Lévy Collections Pluriel - ISBN : 978 2 8185 0183 2 - Poche - 12 €

 

20 mai 2013

Le Montespan - Jean Teulé

9782266231657Quatrième de couverture :

Le jour où Louis XIV  jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun à Versailles, félicita le mari. C'était mal connaître Loui-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan.

Sous la plume de Jean Teulé et le crayon de Philippe Bertrand, Louis-Henri revit pour le plus grand plaisir de milliers de lecteurs, ornant son carrosse de cornes gigantesques et menant une guerre sans merci pour récupérer sa femme ! 

Editions : Pocket - ISBN : 978 2 266 23166 7 - 361 pages - Prix : 8,10 euros.

 Mon avis : Volodia

On ne s'ennuie pas avec Jean Teulé. C'est tambour battant pour ne pas dire au pas de charge et dans un langage aussi fleuri qu'imagé qu'il nous conte cette histoire de moeurs et d'amour fou, très drôle au demeurant, d'un mari cocu par la plus haute autorité de l'Etat qui n'est autre que le roi Louis XIV, dans une France  dont le pleuple est écrasé de misère et de maux de toutes sortes, alors qu'à Versailles règne le luxe, le stupre, la servitude au plus bas de ce qu'elle a d'aliénant.

La malpropreté  de l'époque fait frémir, quant aux moeurs et à la servilité des courtisans elle laisse sans voix !

11 juillet 2018

Journal du ghetto - Janusz Korczak

001046898Enfermé dans le ghetto de Varsovie, où il a été contraint de se réfugier avec les petits pensionnaires de l'orphelinat qu'il a fondé, Janusz Korczak entreprend en mai 1942 - quelques mois avant d'être déporté avec ses pupilles à Treblinka pour y mourir dans les chambres à gaz - la rédaction de son journal.

C'est le témoignage bouleversant d'humanité et de dignité que ce pédagogue hors pair qui a été miraculeusement conservé et que l'on peut ainsi lire. Dans l'adversité, la fièvre et l'angoisse la plus extrême, Korczak y décrit l'enfer du ghetto. Au passage, il montre quel écrivain il était, doté d'un humour cinglant et d'une plume remarquablement sensible.

Editions : Pavillons poche Robert Laffont - ISBN : 9 782221 126899 - 187 pages - Prix : 7,90 euros

 

Mon avis : Volodia

Certains pourront penser qu'il s'agit une énième fois de la Shoa  et de ses horreurs et que nos oreilles en ont été rabattues de mille et une façons. Je réponds non,  chaque témoignage est unique car il concerne une vie, une personne avec ses propres angoisses, ses propres peurs. Car si les ambitions peuvent être communes et/ou semblables, la peur, elle, est unique pour chacun et revêt différents visages.

L'intérêt de ce livre est qu'il en est peu faisant état du journal tenu par ce grand humaniste qu'était Janusz Korczak. On trouve des biographies de lui,  des livres ventant ses principes et méthodes d'éducation mais un journal écrit de sa main, c'est le premier que je lis.

Par ailleurs, malgré toute l'empathie qu'il peut avoir sur le sort réservé à son peuple, et tout son dévouement, pour les enfants qui lui sont confiés ou qu'il ramasse dans la rue, il reste lucide tant sur leurs qualités que sur leurs défauts... Il est à noter que tant que l'orphelinat exista dans le ghetto aucun enfant n'y mourut de faim, et peu du thypus qui faisaient des ravages dans le ghetto. Janusz Korczak força les portes des plus riches - ce qui parait une gageure dans le ghetto - et exigea du Judenrat des supplément de nourriture, de chauffage et de médicaments.

Lors de l'évacuation de l'orphelinat, il faut également préciser qu'un officier allemand a proposé à Janusz Korczak, un sauf conduit qui lui aurait permis de sauver sa vie, et qu'il a refusé pour ne pas abandonner "ses enfants" dans la mort.

 

JanusczA propos de l'auteur :

Henryk Goldszmit dit Janusz Korczak (Varsovie 1878 - Tréblinka 1942) fut une figure légendaire du ghetto de Varsovie, et bien plus encore.

Médecin, éducteur, écrivain de talent, il a voué toute son existence à la cause des enfants, et il peut être considéré comme le grand précurseur de la Convention Internationale pour la protection de l'enfance. Il a créé à Varsovie deux orphelinats pilotes organisés en république d'enfants et utilisé dès le début du XXème siècle tous les médias - presse, radio - pour faire reconnaître les enfants comme sujets de droit et les  défendre en toutes circonstances.

7 avril 2013

L'homme en habit - Alain Defossé

l'homme en habitQuatrième de couverture :

"Soixante ans plus tard, cette rencontre est tout ce que Maurice est venu nous dire de sa vie et de sa mort, avec des doigts invisibles, la seule chose prononçable. Celle qui l'a maintenu en veille, en attente d'une oreille. Les ondes concentriques s'étendent à l'infini du loyau de cette rencontre, c'est le choc glacé d'un coup de foudre dans l'eau étale du temps".

Editions : Du Rocher - ISBN : 978 2 268 06285 3 - 93 pages - Prix : 5 euros

 

Mon avis : Indiangay

Le livre met en scène, deux jeunes gens, le narrateur et Michel, qu’unit une profonde amitié et qui ont pour jeux, les morts, les esprits.

Au cours d’une séance de spiritisme, leur apparait, un esprit qu’ils baptiseront Maurice. Maurice Vivier,  dandy des années 20, âgé d’une quarantaine d’années, marié et jouisseur de tous les plaisirs de la vie.  Au fur et à mesure de ses visite, il racontera son histoire dont son amour en pleine guerre d‘occupation, pour un jeune allemand prénommé Werner (blond comme il se doit) qui le conduira à sa perte.

Parallèlement à l’histoire de Maurice, nous découvrons celle du narrateur et de son ami Michel. Ces histoires en flash back mêlant passé et présent semblent intéragirent entre elles.

L’histoire de Maurice et de Werner se termine lorsque lorsque ce dernier meurt de drogue après la mise à sac de l’appartement de Maurice. Celle du narrateur et de Michel, lorsque ce dernier «déclare ne plus avoir le temps» pour lui et décède de maladie en Afrique*.

*(Petite rectification faite après contact de l'auteur : Michel décède en France, après avoir contracté une maladie en Afrique)

L’atmosphère de ce livre est mélancolique et empreinte de poésie. A noter toutefois, quelques lignes crues, qui à mon sens choquent dans la douceur de ce livre, et qui auraient peut être pu être exprimées d’une autre façon si l’on tenait à souligner la force de l‘intention, la force du texte. J'ai  par ailleurs, beaucoup aimé le style d'écriture, la tournure des phrases, même si au départ cela m'a surpris.

17 décembre 2011

La nuit aux étoiles - Shobhaa Dé

L'histoire :

26819524_5854402Venue du Sud de l'Inde jusqu'à Bombay pour y devenir actrice, la ravissante Aasha Rani voit à présent son étoile briller au firmament du ciel de Bollywood. Star de cinéma adulée, son parcours a pourtant commencé sous d'assez sordides auspices : célèbre producteur de films à Madras, son père a quitté sa famille pour une lolita, abandonnant ses deux filles aux mains de leur mère, femme ambitieuse et intrigante.

Celle-ci n'a pas tardé à pousser Aasha, alors âgée de quinze ans à peine, dans le lit de divers producteurs, distributeurs et acteurs influents, avec l'espoir de lui faire obenir le rôle susceptible de lancer sa carrière. Comment la jeune fille pourrait-elle, en effet, faire exception à la règle qui veut qu'en Inde - où les vedettes du septième art sont vénérées à l'image de véritables dieux - innombrables sont les jeunes gens qui rêvent d'entrer au panthéon de Bollywood ? Hélas pour elle, après avoir glorieusement franchi le seuil d'un faux royaume aussi convoité qu'il est cruel à ses sujets, Aasha commet la tragique erreur de tomber amoureuse...

A travers l'émouvant destin d'une jeune femme, La Nuit aux étoiles révèle la brutale réalité qui se cache bien souvent derrière le luxe tapageur du cinéma indien, peuplé d'individus peu recommandables - jusqu'à la propre soeur de l'héroïne, qui jalouse du succès de son aînée, s'emploie à devenir sa pire ennemie...

Invitation à pénétrer dans les coulisses d'un monde régi par l'ambition et la corruption, ce roman, qu'illumine le personnage d'une jeune femme en lutte pour tenter, dans l'adversité, de rester elle-même et de conserver sa part d'innocence et de liberté, se mue, au rythme d'un récit captivant, en une dénonciation subversive des mythologies destructrics qui gouvernent le monde contemporain.

Editions : Actes Sude - ISBN : 978-2-7427-8957-3 - Broché 310 pages - Prix : 23 euros

 

shobhaa_D_A popos de l'auteure :

Après avoir étudié la psychologie, Shohbhaa Dé s'est lancée dans le journalisme : elle a fondé et dirigé trois magazines dont l'un consacré au cinéma.

Icône de la culture populaire en Inde, Shobhaa Dé y est appréciée non seulement en tant qu'écrivain, mais aussi en tant que femme ayant su anticiper les profonds chanements de la société actuelle, allant même jusqu'à participer activement à ces derniers. Elle fait désormais autorité en matière de questions de société dont celles qui ont trait à la conditions des femmes.

Auteur de quinze livres et traduite dans le nombreuses langues, elle fait partie des éditorialistes les plus lus en Inde et constitue une figure incontournable de la scène médiatiques. Elle vit à Bombay avec son mari et leurs six enfants.

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