26 juillet 2015

L'Adieu à Berlin - Christopher Isherwood

9782246811381-X_0Quatrième de couverture :

Adieu à Berlin, d'où a été tiré le célèbre film Cabaret, est le chef-d'oeuvre de Christopher Isherwood, un des plus grands écrivains anglo-saxons du XXème siècle.

Dans le Berlin de l'entre-deux-guerres, capitale de toutes les avant-gardes et de toutes les audaces, un jeune Anglais loue une chambre chez l'envahissante et sympathique Fraülen Schroeder. Il y fait la connaissance de Sally Bowles, jeune chanteuse de cabaret convaincue qu'elle deviendra une star.

Et voici la vie de bohème, sortir tous les soirs, escroquer les riches, fréquenter une héritière et aimer un couble de garçons qui se déchire. Chronique de la fin d'un monde, des derniers jours de plaisirs et des premiers jours du nazisme. Quand l'enfer rencontre le paradis.

Editions : Les Cahiers Rouges - Grasset - ISBN : 9 782246 811381 - Poche : 280 pages - Prix : 9,50 €

 

Mon avis : Volodia

J'ai d'abord vu le film, puis lu le livre et j'ai aimé les deux.

Chronique de l'Allemagne des années 1930, univers des petites gens de toutes catégories sociales qui tentent de survivre malgré la crse économique et alors que la "peste brune" envahie peu à peu le pays.

Arrivé à Berlin en 1920, Isherwood est le témoin passif des évènements de l'histoire. Il enregistre, mais ne pense pas, il témoigne simplement d'un état en déliquescence.

C'est à petites touches qu'il nous dépeint la vie Berlinoise, avec ses pensions de famille et ses hôtels miteux. Les nuits troubles des boîtes de nuit ou s'affichent sans vergogne prostituées, lesbiennes et travestis, mais également la montée insidieuse de l'antisémitisme prélude à la mise en place d'un régime totalitaire, dont l'extrême virulence anéantira toutes vélléités de rebellion, posant sur le pays une chape de plomb.

 

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08 septembre 2013

A Berlin - Joseph Roth

9782251210131Quatrième de couverture :

En 1920, Roth, le correspondant allemand le plus réputé de son époque, arriva à Berlin. Ses articles influencèrent toute une génération d'écrivains, parmi lesquels Thomas Mann. Ces textes, traduits et réunis ici pour la première fois, se font l'écho des violents paroxysmes sociaux et politiques qui menaçaient sans cesse l'existence de cette fragile démocratie qu'était la République de Weimar.

Roth s'aventura à Berlin jusqu'au coeur de la cité, ce que ne fit aucun autre écrivain allemand de son temps, tenant la chronique de la vie qu'y penaient ses habitants oubliés, les infirmes de guerre, les immigrants juifs, les criminels, la faune qui hantaient les bains publics, sans compter tous les cadavres anonymes qui remplissaient les morgues, et dépeignant aussi les aspects plus fantaisistes de la capitale, les jardins publics et l'industrie naissante du spectacle.

Un des premiers à comprendre la menace nazie, Roth évoqua un paysage de banqueroute morale et de beauté débauchée, dressant au passage un remarquable portrait de la ville, à un moment critique de son histoire.

Roth saisit et résume à lui seul l'Europe de ces temps incertains qui précédèrent le grand effondrement d'un continent et l'annihilation d'une civilisation.

Editions : Les Belles Lettres - ISBN : 978 2 251 21013 1 - broché 214 pages - Prix :13,50 euros

 

Joseph rothA propos de l'auteur :

Joseph Roth est né en Galicie en 1894, sous le règne de l'empereur François-Joseph, dans une famille juive modeste de langue allemande.

Au début de la première guerre mondiale, il travaille dans le service de presse des armées impériales. Après guerre, il devient choniqueur à Vienne et à Berlin : ses articles, très demandés, traduisent un regard lucide sur son époque et un monde qui disparaît - ainsi celui du Yiddischland de la Mitteleuropa.

Parrallèlement, il entame, une brillante carière de romancier. Son oeuvre la plus connue est la "Marche de Radtzky", publié en 1932, histoire de quatre générations d'une famille sous la Monarchie austro-hongroise finissante où tranparaît la nostalgie monarchiste de l'auteur.

Exilé en France, dès l'arrivée au pouvoir des nazis - qui détruisent ses livres -, il s'installe à Paris en 1934. Malade, alcoolique et sans ressources, il y meurt le 27 mai 1939.