22 juin 2014

14 Adolf-Hitler-Strasse - Max Pierre Schaeffer

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Quatrième de couverture :

Lorsque Hitler prend le pouvoir le 30 juin 1933, la Wesler-Strasse est une rue secondaire paisible d’une grand ville de la Ruhr. Elle est aussitôt rebaptisée Adolf-Hitler Strasse.

Lorsque le 8 mai 1945, le IIIème Reich capitule sans conditions, la petite rue n’est plus que cendres. Aucune maison ne reste debout.

La destinée de ses habitants s’accomplit au cours de ces douze années terribles. Ce sont des ouvriers, des employés, des fonctionnaires, des commerçants, des artisans et des ménagères. Il y a parmi eux des socialistes, des communistes, des juifs, des nazis, des catholiques et un pasteur qui s’occupe de la jeunesse. Partisans ou victimes de Hitler, attentistes ou héros, leur histoire se confond avec celle de la maison qui se trouve au 14, Adolf-Hitler Strasse.

Une grand fresque romanesque de la vie quotidienne sous le IIIème Reich qui nous en apprend plus sur cette époque que bien des ouvrages historiques.

 

Editions : Albin Miche - Broché - Prix : 13,80 euros

 

Mon avis : Volodia

L’intérêt de ce roman historique réside dans l’étude des mécanismes ayant mené des personnes qui Allemandes à part entière vivant en bonne entente, se sont retrouvées, pour les unes bourreaux et les autres boucs émissaires d’un système politique induit par un fou furieux.

Nous assistons, sur une période de 10 ans à la monté du totalitarisme, de la peur, de l’opportunisme, de l’exclusion, de la lâcheté de tout un peuple envers ses propres ressortissants, mais également à l’indifférence voire à l’incrédulité des autres pays face à ce qui se passait sous leurs yeux.

Toutes les personnes ne rentrant pas dans le moule du National Socialisme sont soient soit rééduquées dans les premiers camps concentrationnaires qui se sont ouverts, soient tout simplement broyées au nom de la race, de la grande Allemagne.

J’ai aimé ce livre, qui nous décrit au fil des mois la vie de plusieurs personnes, et notamment de la famille Katz ainsi que les conséquences économique et sociales et pour finir le destin tragique des habitants de cette rue qui pour finir seront tous réunis dans le malheur et la destruction de leur pays.

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17 juillet 2011

Le Médecin d’Ispahan - Noah Gordon

Le_m_decin_d_ispahanEn 1021, Robert Jeremy Cole n’a que neuf ans lorsqu’il se découvre un don extraordinaire : il sent le moment où le souffle de la vie s’échappe du corps humain. C’est le début d’une vocation : soulager ses semblables vaincre la mort.

Sa passion le pousse à quitter son Angleterre natale, dévastée par la misère et la maladie, pour traverser l’Europe médiévale puis rejoindre les splendeurs de la lointaine Perse. Au cours de son périple, il se détache des terreurs et des superstitions du Moyen-âge occidental, et se perfectionne dans l’art de guérir à Ispahan, sous la férule du grand Avicenne, génial précurseur de la médecine moderne. Mais dans son Académie, comme on enseigne pas aux chrétiens, Rob se fait passer pour juif…

Editions : Michel Lafon - ISBN : 9 782840 988915 - Broché 437 pages - Prix 21 euros

 

Mon avis : Indiangay

Pour moi qui ne connaissait pas le monde occidental ou si peu, je me suis littéralement "régalé. Ce livre est un extraordinaire roman d’aventures, une inoubliable quête du savoir.

Dans la même veine : Avicenne ou la Route d'Ispahan de Gilbert Sinoué. A lire impérativement ! 

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26 septembre 2010

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants - Mathias Enard

mathias_enard_parle_leur_de_batailles_de_rois_et_d_elephantEn débarquant à Constantinople le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu'il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l'édification du tombeau à Rome. Mais comment ne pas répondre à l'invitation du Sultan Bajazet qui lui propose - après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci - de concevoir un pont sur la Corne d'Or ?

Ainsi commence ce roman, tout en frôlements historiques, qui s'empare d'un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage.

Troublant comme le rencontre de l'homme de la Renaissance avec les beautés du monde ottoman, précis et ciselé comme une pièce d'orfèvrerie, ce portrait de l'artiste au travail est aussi une fascinante réflexion sur l'acte de créer et sur le symbole d'un geste inachevé vers l'autre rive de la civilisation.

Car à travers la chronique de ces quelques semaines oubliées de l'Histoire, Mathias Enard esquisse une géographie politique dont les hésitations sont toujours aussi sensibles cinq siècles plus tard.

A propos de l'auteur :

Né en 1972, Mathias Enard a étudié le persan et l'arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone. Il a publié trois romans chez Acte Sud : La Perfection du tir (2003, prix des cinq continents de la francophonie ; Babel n° 903), Remonter l'Orenoque (2005) et zone (2008 : Babel n° 1020) salué par le prix Décembre 2008 et le prix du Livre Inter 2009.

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23 juin 2010

La religieuse - DIDEROT

La_religieuseAu XVIIIème siècle une jeune fille est cloitrée contre sa volonté par ses parents. Voulant rompre ses voeux elle intente un procès qu'elle perdra et sera ensuite soumise à la cruauté sadique de l'abbesse et des autres religieuses puis subira, un harcèlement sexuellement de la part d'une autre religieuse.

Diderot fait le procès des institutions religieuses coercitives, contraires à la véritable religion dans la mesure où elles mènent les individus aux souffrances terrestres et à la damnation éternelle. Le monde clos entraîne la dégradation de la nature humaine. Oisiveté, inutilité sociale, promiscuité plongent peu à peu les reclus dans les rêveries morbides ou mystiques, puis dans la folie et les mènent parfois au suicide. Œuvre anticléricale par excellence, La Religieuse est une ode à la liberté de choisir son destin. L’aliénation religieuse créée par l’univers conventuel y est dénoncée de manière polémique. Diderot prête sa voix et ses idées sur le couvent à Suzanne, qui, contrairement à l’auteur, est une croyante convaincue.

 

Mon avis : Indiangay

Je suis étonné qu'un homme de cette époque ait osé écrire pareille satyre sur les couvents, et j'imagine sans peine le scandale provoqué lors de la parution du livre puis ensuite par la mise en scène du film. Le vatican n'étant pas particulièrement tolérant lorsqu'il s'agit de révèlations de ce qui se passe dans un des ordres les plus fermés.

Ne connaissant que par oui dire ce mode clos. Je m'imaginais un monde de dévôtes,  empreint de dignité, de charité, de respect, etc... Alors qu'en réalité tous ces beaux principes enseignés restent du "fais ce que je dis et surtout pas ce que je fais". L'être humain reste ce qu'il est réellement en profondeur quelque soit l'habit qu'il porte....

Posté par Indiangay à 19:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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