08 mars 2018

La muse de Berlin - Michel Rachline

010La vie extraordinaire d'Else Lasker-Schüler 1869 - 1945.

La génération des Expressionnistes allemands (1910-1923) fut masculine. Une seule femme parmi eux : Else Lasker-Schüler. Sans doute les Français connaissent-ils Gottfried Bennou le génial metteur en scène Max Reinhardt. Else Lasker-Schüler, elle, demeur à ce jour complètement ignorée dans notre pays. Pourtant, dans les amnuels de littérature allemands, son nom figure à l'égal de Goethe et elle y est célébrée comme le plus grand poète lyrique de l'Allemagne.

Pauvre, solitaire, juive, Else Laskher-Schüler incarna la vie de bohème qui caractérise le Berlin artistique d la gande époque. Elle a mené une vie extraordinaire, de café en café, de pays en pays, à travers les ébouissants excs du génie et du charme ; car cette femme laide fut une grande amoureuse. A soixante-dix sept ans, elle séduisait encore un jeune homme...

Dans ce livre se projette sur l'écran des pages, la vie tourbillonnante de la ville expressionniste ; les nuits folles d'un Berlin où les chanteuses avaient nom Marlène Dietrich et les comédiennes Pola Néri ou Carola Neher ; où l'art universel prenait le visge de Kandinsky et de Klee ; où les écrivains se nommaient Alfred Döblin et Gottrfried Benn... Une époque vraiment magique dont les héros furent non seulement cette femme et ces hommes, mais encore une ville : Berlin.

Michel Rachline est né à Paris le 05.06.1933. Célèbre en 1972 avec le Bonheur nazi, il n'a cesé de publier depuis romans et essais, pamphlets et albums, créant ainsi une oeuvre d'esthète et d'analyse

Mon avis : Volodia

Ce livre m'a beaucoup plu, car il m'a fait découvrir la vie d'une poétesse que je ne connaissais pas, dont on parle peu et dont la vie avait été en partie dévoilée lors d'une émission sur France Culture. Il m'a également fait m'intéresser à ces écrivains, artistes, au fait de leur art, adulés et qui du jour au lendemain, par le fait d'un changement de régime se retrouve mis au banc de la Société, non seulement eux en tant qu'être humains, mais également leurs oeuvres...

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06 mars 2016

Récits de Kolyma - Varlam Chalamov

011Varlam Chalamov est, avec Soljénitsyne, le plus grand écrivain russe des camps staliniens. Il y a passé ving-deux ans. Dans d'autres circonstances, il eût été, tout simplement, l'un des plus grands écrivains russes...

Il est né en 1907. Arrêté pour la première fois en 1929, étudiant à l'université de Moscou, il est condamné à cinq ans de camp. Après avoir purgé sa peine, il est de nouveau condamné à cinq ans et envoyé, au début de 1937, dans les camps de Kolyma. Sa peine est prolongée à plusieurs reprises et, il n'en sortira qu'en 1953, année de la mort de Staline. Abandonné par sa famille, il sombre dans la solitude pour finir, malade, dans un asile de vieillards. Transféré brutalement dans un hôpital psychiatrique de Moscou à la fin de 1981, il y meurt quelques jours plus tard.

 

Mon avis : Volodia

Les Récits de Kolyma constituent le témoignage le plus bouleversant écrit sur la vie dans les camps soviétiques. 

Chalamov est aux antipodes de toute la littérature qui existe sur les camps. Il est aussi impitoyable à l'égard du lecteur, semble-t-il, que la vie l'a été à son égard et à celui des gens qu'il décrit. Et que Kolyma. D'où un sentiment d'authenticité, d'adéquation du texte au sujet. En cela réside la supériorité particulière de Chalamov par rapport aux autres écrivains. Il écrit comme s'il était mort.

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28 juin 2013

Hanna Arendt - Elisabeth Young-Bruehl

9782818501832FSQuatrième de couverture :

Biographie de référence de l'auteur qui forgea le concept de totalitarisme, ce livre retrace l'itinéraire de celle qui, obligée de fuir le nazisme en 1933, trouva finalement refuge à New york, comme de nombreux juifs allemands.

La vie de Hannah Arendt éclaire de nombreux pans de sa pensée, attachée à penser l'évènement. Si la brève liaison qu'elle eut avec Heidegger est désormais bien connue, d'autres aspects de son existence le sont moins ; son engagement sioniste sous l'égide e Kurt Blumenfels, sont mariage avec Günther Stern puis avec Heinrich Blücher, sa longue amitié avec cette grande conscience allemande que fut le philosophe Karl Jaspers et, aux Etats-Unis, avec la romancière Mary Mc Carthy ou avec le pôète W.H; Auden.

Elle commenta passionnément les évènements dont elle fut le contmporain, s'attachant  en dégager le sens : la création de l'Etat d'Israël, les mouvements pour les droits civils aux Etats-Unis,, le procès Eichmann, la guerre du Vietnam, la révolte des jeunes des années 1960.

Elle sut ainsi accueillir la nouveauté sans décrier le monde, et y trouva de quoi forger les concepts qui font de sa philosophie politique une des oeuvres les plus importantes du XXème siècle.

 

Editions : Calmann-Lévy Collections Pluriel - ISBN : 978 2 8185 0183 2 - Poche - 12 €

 

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02 juin 2011

Noureev L'insoumis - Ariane Dolfus

000824936Le 16 juin 1961,  l'Occident découvrait une nouvelle étoile étincelante : Rudolf Noureev,  jeune danseur soviétique, venait de faire défection avec fracas, à l'aéroport du Bourget. Star du jour au lendemain, Noureev allait le rester jusqu'à sa mort en 1993, devenant le plus célèbre danseur de tous les temps.

Pourquoi Rudolf Hametovitch Noureev voulait-il fuir son pays ? Comment ce jeune Tatare d'origine musulmane, issu d'une famille démunie, et arrivé d'une Sibérie coupée du monde a-t-il pu se métamorphoser en danseur planétaire, richissime et adulé, icône des médias, enfant chéri d'une jet-set mondiale et d'un public sous le charme ?

C'est ce fabuleux destin que raconte Ariane Dolfus dans ce "portrait sensible" qui n'a rien d'une biographie purement chronologique. Grâce à de très nombreux témoignages, documents et d'une multitude d'anecdotes, cet ouvrage montre l'homme extravagant et excessif qu'il fut, ainsi qu'un Noureev plus intime, entouré mais seul, théâtral et mélancolique, grand séducteur souvent éconduit, personnage arrogant mais courageux, admirable et insupportable éternel exilé dont la seule patrie était la scène mais qui ne rêvait que de revoir sa mère.

L'auteur dévoile comme Noureev l'insoumis, habité par la danse, osa braver son père défier le pouvoir soviétique et le KGB, s'imposer dans un milieu artistique qui ne l'attendait pas. Elle explique comment le danseur a su révolutionner un art désuet en rendant soudain Giselle, le Lac des Cygnes ou la Belles au bois dormant formidablement moderne?. Elle revient sur ses rôles mythiques, sur le couple de légende qu'il formait avec Margo Fonteyn, sur son passage riche et tumultueux à la tête du Ballet de l'Opéra de Paris.

Voici une biographie de référence qui atteste à quel point Noureev colla à son époque. Entre stalinisme, guerre froide, libération sexuelle et années sida, c'est un demi-siècle d'histoire que l'on revisite.

Ariane Dolfus, née en 1966, est diplomée de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Elle a été critique de danse et de théâtre à France-Soir de 1988 à 2006. Elle collabore à plusieurs revues de danse et fut chroniqueuse au "Fou du Roi" sur France-Inter.

Editions : Flammarion - ISBN 978 2 0806 8651 0 - Broché 531 pages - Prix : 24 euros. 

 

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06 juin 2010

Theodor Herzl - Serge-Allan Rozemblum

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Quatrième de couverture :

Ecrivain et homme d'action, né en 1860 en Hongrie, Theodor Herzl est la figure emblématique du mouvement sioniste.

Journaliste, correspondant à Paris du prestigieux quotidien viennois Neue Freie Presse, Herzl assiste au procès du capitaine Dreyfus dans une époque marquée par la recrudescence de l'antisémitisme allemand et des pogroms en Russie.

Avec la publication en 1896 de l'Etat des Juifs, puis l'organisation du premier congrès sioniste à Bâle un an plus tard, Theodor Herzl lance le long processus qui aboutit en mai 1948 à la proclamation de l'Etat d'Israël.

Homme d'Etat sans Etat, il défend son projet dans toute l'Europe, à la recherche d'appuis politiques et financiers. Reçu par les plus hautes autorités de l'Empire Ottoman et par Guillaume I, il fait le siège des représentants influents de la communauté juive européenne.

Dans cette biographie minutieuse, après une longue enquête aux Centre des Archives Sionistes de Jérusalem, Serge-Allan Rozenblum retrace la vie passionnée de Herzl à travers une lecture jusque-là inédite de son abondante correspondance, de ses journaux, de ses notes, et des témoignages de ses contemporains.

Il révèle un personnage d'une grande culture, auteur de nombreuses pièces de théâtre, romancier, poète qui rêvait d'une "Palestine idéale reconquise sur les déserts et les rochers".

Herzl meurt épuisé, le 03 juillet 1904, après quelques années d'un engagement sans répit.

 

Mon avis : Volodia

Si l'on connait tous le nom de Theodor Herzl, on n'en connait pas pour autant sa vie et ses motivations. J'ai beaucoup appris de ce livre. Sur cet homme qui était pour son époque un utopiste et pour ce qui s'est passé par la suite... un visionnaire. Car combien était conscient de leur sort de juif , ceux d'Europe Centrale, mais combien l'avait oublié comme ceux d'Europe y compris de l'Est.

Les pogroms incessants en Galicie, en Lithuanie, en Pologne, en Ruthénie carpatique et en Russie faisaient qu'au lieu de se fondre dans la population, la plupart de ces juifs (pauvres très souvent) vivaient en complète autarcie, en marge du pays ou il résidait. Faisant un Etat dans l'Etat complètement hermétique au monde extérieur. D'un autre côté, même s'ils l'avaient voulu, et pour certains qui essayaient de "s'assimiler" on ne leur en laissait pas le temps, promulgation de lois restrictives en ce qui concernait le lieu de résidence (en Russie), les quotas d'acceptation des élèves en cours supérieurs (toujours en Russie et peut être ailleurs ?), leur nom aussi, rendait toute intégration impossible.

Pour les "goys", les juifs formaient une masse  compacte, sale, indésirable, parlant un jargon incompréhensible et vivant la plupart du temps de la grande générosité du souverain en titre et de son peuple... Ils ne pouvaient être considéré comme un peuple puisque sans pays, sans patrie, n'obéissant qu'à une seule loi, celle de la torah et qu'à un seul livre le Talmud.

Par ailleurs, ils n'avaient pas non plus d'armée et que peut faire un peuple sans  armée pour le défendre sinon subir ou fuir, (errer d'un pays à l'autre), les taxes imposées par leur condition ?

Il est important de se remettre dans le contexte de l'époque et de celui qui va suivre pour comprendre le pourquoi de l'Etat d'Israël. Si à l'époque les juifs avaient eu un pays y aurait il eu autant de pogroms ? y aurait-il eu des camps d'extermination ? où tous les pays européens savaient, mais où tous ont préféré fermer les yeux et les oreilles pour ne pas voir, ni surtout entendre les plaintes d'un peuple arrivé à bout d'humiliations et de souffrances. 

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09 février 2010

Diaghilev - Richard Buckle

015Quatrième de couverture :

Le roi Alphonse XIII s'adressant à Diaghilev lui disait : "Mais, dites-moi, Mr de Diaghilev, vous n'êtes ni chef d'orchestre, ni danseur, ni pianiste, que faites-vous ?" Et Diaghilev de répondre : "Majesté, je suis comme vous. Je ne travaille pas, je ne fais rien, mais je suis indispensable".

Indispensable, Diaghilev en effet, l'était, lui qui pendant un quart de siècle géra la vie artistique du monde occidental, devient l'arbître du "goût", fit de Paris la capitale des arts.

Diaghilev n'avait qu'un passion, et c'était cela son génie, découvrir et susciter des talents, pour les rassembler dans l'oeuvre commune que seraient les ballets russes. Nul alors ne lui échappait, qu'il eût pour non Stravinsky, Prokofiev, Debussy, Ravel, Picasso, Matisse, Rouault, Derain, Braque, Cocteau, Nijinsky, Fokine, Balanchine...

Car les premières expositons des peintres impressionnistes en Russie, l'arrivée de Nijinsky et des ballets russes à Paris, le scandale du Sacre du Printemps ne sont que les événements les plus connus de cette vie étonnante que nous raconte aujourd'hui dans le détail Richard Buckle, vingt-cinq années parmi les plus prestigieuses de notre histoire, les derniers moments de gloire de la vieille Europe.

Mon avis : Volodia

Ce livre est intéressant non seulement parce qu'il met fin à un certain mythe en lèvant le voile sur la vie privée aussi bien que publique de Diaghilev, mais pas uniquement. Diaghilev ce n'est pas seulement les ballets russes, mais tout ce qui gravite autour : de personnalités, de talents, de nouveautés tant sociale que politique en France comme en Russie. C'était la première fois que des danseurs russes se produisaient en occident et faisaient ainsi connaître leur méthode de travail qui différaient sensiblement de l'Opéra de Paris qui à l'époque était une référence en matière de formation des danseuses. Depuis cette époque, il y a deux méthodes d'enseignement de la danse,  la méthode russe et la méthode française un mixte des deux est enseigné à l'Opéra de Paris et au Conservatoire.

L'auteur, Richard Buckle, qui fut critique de ballet à l'Observer et au Sunday Times, est l'auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Nijinsky. Il organisa l'exposition Diaghilev de 1954 à Londres.

 

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Le journal de Nijinsky

013Gallimard publie sous ce titre les notes consignées par le célèbre danseur durant un séjour qu'il fit à Saint-Moritz, en Suisse. Le cahier qu'il ne voulais laisser lire à personne, fut retrouvé par hasard parmi des objets appartenant à sa ville.

Les trois parties du volume : Vie, Mort, et Sentiments, sont formées d'une suite d'anecdotes, de souvenirs, de jugements. Nijinsky y expose sa philosophie, parle de ses amis et de ses parents (la figure de Serge de Diaghilev prend un relief singulier), note ses hallucinations, etc...

A mesure que l'on avance, la lecture de ce document devient bouleversante : on y voit la folie de l'auteur se dessiner avec une poignante netteté. Ce journal qui éclaire la vie d'un génie de la danse, est en même temps le témoignagne unique d'un schizophrène sur lui-même.

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03 février 2010

Khalil Gibran - Oeuvres Complètes - Alexandre Najja

Oeuvresgibran_couv1Khalil Gibran (1883-1931) est un Libanais de la montagne qui se découvre dans l'exil un epassion sans modération pour son pays. C'est un lecteur de la Bible qui parle comme un soufi, un chrétien qui chérit la gloire de l'Islam, un amateur de femmes mûres qui cherche sur le miroir de son oeuvre la pureté de son âme. Le poète Adonis a très bien parlé de lui. "C'est un astre qui tourne seul hors de l'orbite de l'autre soleil  qu'est la littéature, dans on acceptation universelle". Il a passé sa vie à écrire et à peindre.

Il naît à Bécharré, sous l'occupation ottomane, où il rentrera après trois étapes décisives (Paris, New York, Boston); dans un cercueil en bois de cèdre, pour un dernier et tromphal hommage. Alexandre Najja, son dernier biographe présente ce volume d'Oeuvres complètes et l'enrichit d'un "dictionnaire Gibran".

Nous découvrons par ces textes une existence étrange, plus méditative, hantée par l'idée de la purification intérieure et dont les événements semblent s'enchaîner pour imaginer ce livre resté unique. Le Prophète  (construit comme un livre sacré). "C'est le plus grand pari de ma vie. Tout mon être est dans Le Prophète. Tout ce que j'ai fait avant n'était qu'une période d'apprentissage". Le petit prince oriental en exil s'est glissé dans la peau d'un messie.

Il est animé d'une puissance et d'une fraîcheur singulières. Ses mots ont baigné dans les eaux de deux sources jaillies d'Orient et d'Occident, de l'écriture et de la parole, de l'exil et du pays perdu ; et par ondoiements divers touchent la rive sans fin de l'universel. (Daniel Rondeau)

 

Mon avis : Indiangay

J'ai trouvé la conception de ce livre intéressante, car bien souvent, on trouve dans un livre la biographie et dans d'autres livres, les oeuvres. Là tout est réuni  dans un même ensemble. Je ne connaissais pas sa vie, mais seulement quelques unes de ses oeuvres telles : le prophète, le jardin du prophète qui sont je crois les plus connues. J'ai apprécié de combler mes lacunes.

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Avicenne ou La route d'Ispahan - Gilbert Sinoué

178677_gf"Moi, abou Obeïd el-Jozjani, je te livre ces mots. Ils m'on été confiés par celui qui fut mon maïtre, mon ami, mon reard, vingt-cinq années durant : Avicenne, Prince des médecins, dont la sagesse et le savoir ont ébloui tous les hommes. De Samarkand à Chiraz, des portes de la Vile-Ronde à celles des soixante-douze nations, résonne encore la grandeur de son nom..."

Ainsi commence le récit consacré à l'unde des plus hautes figures de la pensée universelles.

Né en 980 a boukhara, Avicenne, ou In Sina, est à dix-huit ans le médecin le plus renommé de son temps. Pris dans les remous et les guerres qui agitent les confins de la Turquie et de la Perse du XIème siècle, il est tour à tour nomade, exilé, vizir. Sa dernière étape le conduit à Ispahan, cité sublime, où il meurt à cinquante-sept ans après avoir bu, jusqu'à l'ivresse à la coupe du savoir et de l'amour.

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16 janvier 2010

Femmes, manifestez-vous !

Taslima_Nasreen"J'écris pour les femmes humiliées, torturées, et comme les paroles douces sont restées jusqu'ici sans effet, j'ai choisi le parti de la mauvaise langue...

Le doute et la peur sont les pires ennemis des femmes. Le doute enchaîne leurs ieds et la peur envahit leur cerveaux.

Femmes, libérez-vous des morsures de la peur pour vous tenir debout, droites et fières, non comme des lianes agrippées et dépendantes mais comme de grands arbres aux racines solides ! Une femme seule peut grandir, se dépoloyer et faire croître toute un forêt".

Talisma Nasreen.

Ce livre décrit sans complaisance le statut et la situation de la femme dans la Société Musulmane du Bangladesh. A travers son éducation, son vécu, elle nous fait part de l'injustice qui frappe toute une partie de la population simplement parce que née de sexe féminin. Elle nous crie sa révolte d'être considérée comme quantité négligeable au 20ème siècle dans un pays en pleine évolution ou la charia a été remise à l'ordre du jour.

 

Les premières condamnations à mort lancées par les intégristes musulmans du Bangladesh contre Taslima Nasreen, 32 ans, médecin, journaliste et écrivain, datent de la publication de ces chroniques dans la presse, puis dans un recueil édité en 1991, qui a connu un immense succès. Celles-ci dénoncent l'oppression des femmes dans un pays où l'Islam est religion d'Etat.

Le 2 juillet 1994 sous le coup d'une nouvelle condamnation des intégristes et d'un mandat d'arrêt du gouvernement de son pays, Taslima Nasreen envoyait un appel au secours - "Je suis en grave danger, les intégristes peuvent me tuer à tout moment. Je vous en prie, sauvez-moi." - à Antoinette Fouque, qui a aussitôt engagé une action militante, médiatique, et diplomatique pour sa libération. Le 04 août, Taslima Nasreen pouvait sortir de la clandestinité et se présenter devant la justice. Le 10 août, elle est arrivée libre en Suède, où elle vit actuellement.

Mon avis : Indiangay

J'ai aimé ce livre. Il décrit parfaitement ce qu'endure les femmes dans les pays asiatiques puisque considérées comme citoyennes de seconde zone, inférieures, tant en force physique qu'en intelligence et souvent considérées comme des fardeaux dans des familles pauvres et/ou modestes. De plus en tant que médecin et gynécologue elle est à même de décrire et de tirer les conclusions de ce qu'elle voit tous les jours défiler dans son cabinet.

 

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