30 novembre 2015

Le Maître des illusions - Donna Tartt

le%20maitre%20des%20illusionsQuatrième de couverture :

Fuyant sa Californie natale, bourse en poche, Richard doit son entrée à l'universite de Hampden, dans le Vermont, à son opportunisme bien plus qu'à son talent.

Prêt à tout pour arriver haut, et vite, le voilà introduit dans la classe du professeur Julian, vouée à l'étude des Anciens, grecs et latins. Bastion de savoir et de snobisme, la petite communauté vit en vase clos, avec deux mots d'ordre : discipline et secret.

Très vite, Richard devine sous le vernis des apparences une tache indélébile, du rouge le plus sombre. Tout ici n'est que vice, secret, trahison, manipulation...

Editions : Pocket - ISBN : 9 782266 188739 - Poche : 790 pages - Prix :  8, 40 €

 

Mon avis : Volodia

Richard Papen, jeune issu d'un milieu modeste poursuit des études universitaires, à Hampden, grâce à une bourse et contre l'avis de ses parents.

Epris de culture classique et subjugué par un enseignant élitiste, qui n'accepte qu'un nombre restreint d'étudiants - venant tous de familles aisées - il arrive à force de ténacité et en s'inventant une riche famille californienne, à intégrer ce petit groupe de 5 élèves dans ce qu'il croit être un monde privilégié.

Il y a Henri, intellectuel autoditacte, qui étudit le sanskrit et le copte tout en parlant le grec classique ainsi que 7 ou 8 autres langues. Les jumeaux : Charles qui boit trop, et Camilla à l'air angélique, unis par bien autre chose qu'un amour fraternel. Françis, dandy hypocondriaque et homosexuel se trouvant bien dans son "placard". Bunny étudiant attardé, à l'allure sympathique mais trompeuse, vivant aux crochets de ses riches amis.

Aux fins de retrouver des instincts primaires tels Dionysios, ils s'adonnent à une bacchanale qui se terminera par la mort d'un homme, un innocent fermier. Bunny absent lors des faits finit, par hasard, par découvrir le pot aux roses et n'hésite pas à monnayer son silence contre des séjours tous frais payer à l'étranger et une nouvelle garde robe.

Ses allusions étant de plus en plus fréquentes et hors de contrôle, le groupe décide de le tuer en simulant une chute dans un ravin. Richard, également absent lors du premier meurtre, mais présent et passif lors du second, décide de garder le silence et d'aider ses amis.

Le livre met en exergue le caractère des uns et des autres, l'évolution des relations entre chancun des membres du groupe et joue sur la conscience du bien et du mal. Les protagonistes sont froids et distants. Ils nous font pénétrer dans le quotidien des universités américaines où l'alcool coule à flots et où les drogues sont disponibles à qui veut en prendre.

 


26 juillet 2015

L'Adieu à Berlin - Christopher Isherwood

9782246811381-X_0Quatrième de couverture :

Adieu à Berlin, d'où a été tiré le célèbre film Cabaret, est le chef-d'oeuvre de Christopher Isherwood, un des plus grands écrivains anglo-saxons du XXème siècle.

Dans le Berlin de l'entre-deux-guerres, capitale de toutes les avant-gardes et de toutes les audaces, un jeune Anglais loue une chambre chez l'envahissante et sympathique Fraülen Schroeder. Il y fait la connaissance de Sally Bowles, jeune chanteuse de cabaret convaincue qu'elle deviendra une star.

Et voici la vie de bohème, sortir tous les soirs, escroquer les riches, fréquenter une héritière et aimer un couble de garçons qui se déchire. Chronique de la fin d'un monde, des derniers jours de plaisirs et des premiers jours du nazisme. Quand l'enfer rencontre le paradis.

Editions : Les Cahiers Rouges - Grasset - ISBN : 9 782246 811381 - Poche : 280 pages - Prix : 9,50 €

 

Mon avis : Volodia

J'ai d'abord vu le film, puis lu le livre et j'ai aimé les deux.

Chronique de l'Allemagne des années 1930, univers des petites gens de toutes catégories sociales qui tentent de survivre malgré la crse économique et alors que la "peste brune" envahie peu à peu le pays.

Arrivé à Berlin en 1920, Isherwood est le témoin passif des évènements de l'histoire. Il enregistre, mais ne pense pas, il témoigne simplement d'un état en déliquescence.

C'est à petites touches qu'il nous dépeint la vie Berlinoise, avec ses pensions de famille et ses hôtels miteux. Les nuits troubles des boîtes de nuit ou s'affichent sans vergogne prostituées, lesbiennes et travestis, mais également la montée insidieuse de l'antisémitisme prélude à la mise en place d'un régime totalitaire, dont l'extrême virulence anéantira toutes vélléités de rebellion, posant sur le pays une chape de plomb.

 

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28 juin 2013

Hanna Arendt - Elisabeth Young-Bruehl

9782818501832FSQuatrième de couverture :

Biographie de référence de l'auteur qui forgea le concept de totalitarisme, ce livre retrace l'itinéraire de celle qui, obligée de fuir le nazisme en 1933, trouva finalement refuge à New york, comme de nombreux juifs allemands.

La vie de Hannah Arendt éclaire de nombreux pans de sa pensée, attachée à penser l'évènement. Si la brève liaison qu'elle eut avec Heidegger est désormais bien connue, d'autres aspects de son existence le sont moins ; son engagement sioniste sous l'égide e Kurt Blumenfels, sont mariage avec Günther Stern puis avec Heinrich Blücher, sa longue amitié avec cette grande conscience allemande que fut le philosophe Karl Jaspers et, aux Etats-Unis, avec la romancière Mary Mc Carthy ou avec le pôète W.H; Auden.

Elle commenta passionnément les évènements dont elle fut le contmporain, s'attachant  en dégager le sens : la création de l'Etat d'Israël, les mouvements pour les droits civils aux Etats-Unis,, le procès Eichmann, la guerre du Vietnam, la révolte des jeunes des années 1960.

Elle sut ainsi accueillir la nouveauté sans décrier le monde, et y trouva de quoi forger les concepts qui font de sa philosophie politique une des oeuvres les plus importantes du XXème siècle.

 

Editions : Calmann-Lévy Collections Pluriel - ISBN : 978 2 8185 0183 2 - Poche - 12 €

 

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19 juin 2012

Albert Nobbs - George Moore

 Quatrième de couverture :

Quel singulier destin que celui d'Albnert Nobbs ! Majordome à l'hôtel Morrison, il y est apprécié pour sa discrétion et son efficacité. Mais pour pouvoir travailler, Albert doit dissimuler un singulier secret. Sous ses vêtements masculins se cache depuis trente ans une femme travestie en homme.

NOBBSAlors qu'un ouvrier découvre l'imposture, Albert choisit pour la première fois de sa vie de réaliser un de ses rêves...

Confusion de sentiments et questionnement sur l'identité, l'histoire d'Albert Nobbs dans le Dublin de la fin du XIXème siècle se révêle d'un étonnante modernité.

 Editions : Pocket - ISBN : 978 2 266 22780 3 - Poche 93 pages - Prix 1,50 euros.

Mon avis : Volodia

Il s’agit de l’histoire d’une femme, qui à la fin du XIXème siècle en Irlande (Dublin), revêt le costume de majordome depuis trente ans afin de gagner sa vie dans un hôtel.

J’ai entrepris la lecture de ce livre suite à la conséquente publicité relayée par les médias gays et lesbiens qui en faisait des gorges chaudes. Ne connaissant pas cette nouvelle, j’ai décidé de voir par moi-même ce qu’il en était.

Déjà, J’ai moyennement aimé ce livre dont l’histoire si intéressante soit elle ne fait que confirmer ce qui n’est plus à démontrer : à savoir les difficultés des femmes de cette époque à accéder à plus de liberté et à un salaire sinon équivalent, du moins décent, avec les hommes pour un travail égal. De plus, le thème du travestissement féminin pour accéder à plus de droits et de libertés à déjà été évoqué dans divers livres tels : yentl ou Barbara Streisand se travestissait en jeune homme pour intégrer une yeshiwa et acquérir le droit à l’éducation et au savoir. Dans Victor et Victoria le travestissement avait pour objet un emploi de chanteuse dans un cabaret, en pleine crise économique.. Mais il est vrai que cette nouvelle est parue en parue en 1918 et ce thème était, je le suppose pour l’époque, résolument nouveau et sulfureux.

Ce qui l’est, à mon sens, c’est qu’une fois son identité féminine malencontreusement découverte lorsque Nobbs se voit contraint par sa patronne de partager, pour une nuit, sa chambre, avec le peintre qui fait des travaux régulièrement dans l’hôtel, et qui contre toute attente, se révèle aussi être une femme qui plus est mariée à une autre femme ; C’est l’émergence de l’idée pour Albert, d’épouser lui aussi une femme, pour mettre fin à cette solitude qui l’étreint, et réaliser enfin ce rêve qui lui tient à cœur : ouvrir un commerce avec partie tabac qui serait tenue par lui et partie mercerie qui serait tenue par sa future épouse. Ses interrogations sur ce que pourrait être la vie sexuelle de deux femmes et comment y faire face sont survolées.

Albert finit par jeter son dévolu sur une servante de l’hôtel, elle-même en couple avec un homme intéressé par les revenus d’Albert et qui la pousse dans les bras du majordome, de cet homme qui ne «tente rien», ne «l’embrasse pas, comme l’aurait fait n’importe quel homme au bout de quelques sorties». Cette servante, totalement rouée, sous l‘emprise de son amant lui fera dépenser un maximun d’argent et finira par couper les ponts avec Nobbs qui ne peut rien lui apporter sexuellement, pour retourner avec son amant de qui elle aura un enfant hors mariage, et qui sera destiné à lui être retiré puisque né hors mariage.

La nouvelle s’achève sur le décès, on ne sait trop pourquoi - lassitude ? Épuisement physique - de Nobbs. Après son décès quelques remarques des personnes qui l’ont connu avant de retomber dans l’anonymat et dans l’oubli. Un majordome est une personne que l’on ne voit pas, qui n’existe pas pour toute une catégorie de la société.

Toutefois, malgré le fait du travestissement féminin et de couples de femmes, ce livre ne peut me semble-t-il être vu comme lesbien, les questionnements identitaires et la sexualité lesbienne ayant été éludées, refoulées, au profit d’une critique des rapports sociaux et de leurs imbrications. Je copie donc les éléments de ce livre notre blog littérature générale.

Ce que j’ai aimé dans ce livre c’est l’audace, pour l’auteur d’avoir écrit et fait publier une telle nouvelle en 1918, ainsi que sa vision réaliste de la société (bourgeoisie/petit peuple-homme/femme) qu’il dépeint sans concession.

Ce que j’ai moins aimé, le refoulement des questions identitaires et de la sexualité lesbienne qui pouvaient en découler et qu'il aurait été intéressant d'explorer, la fin du livre qui m'a laissé sur" ma faim".

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30 octobre 2011

Le moine - Lewis

Le_moineQuatrième de couverture :

Chef-d'Oeuvre du roman gothique anglais, Le Moine (1796) met en scène la déchéance d'un capucin suprêmement vertueux, pris dans les rets d'une tentatrice diabolique. Pêché de la chair, magie noire, visions infernales, transgression, damnation : rédigé par un jeune homme de vingt ans à peine, ce récit sulfureux, où le fantastique se mêle à l'horreur et où le désire règne en maître, créa le scandale avant d'être érigé en objet de culte par des générations d'écrivains.

On ne compte plus les romantiques qui comme Hoffmann, Coleridge et Victor Hugo, s'en inspirèrent : Charles Dickens alla jusqu'à acheter le manuscrit aux enchères : André Breton en fit un modèle pour le surréalisme et, Antonin Artaud, qui en proposa une réécriture libre, salua l'envoutante "sorcellerie verbale" de Lewis  : "Je continuerai à tenir pour une oeuvre essentielle, le Moine, qui bouscule cette réalité à pleins bras, qui traîne devant moi des sorciers, des apparitions et des larves, avec le naturel le plus parfait, et qui fait enfin du surnaturel une réalité comme les autres".

Editions : GF Flammarion : ISBN : 978 2 0812 5561 6 - Poche 457 pages - Prix : 8;89 €

Mon avis : Volodia

Le Moine dont l’intrigue est difficile à résumer tant elle est peu liénéaire, raconte la déchéance du religieux le plus fanatique et irréprochable que Madrid ait connu.

De modèle de pureté et de vertu, Ambrosio va peu à peu céder à ses penchants les plus obscurs et découvrir le vice et le crime. Il est donc constamment question de bien et de mal dans ce livre. Cependant,  ce qui devrait faire l’objet du jugement de valeur le plus appuyé et du manichéisme le plus terre-à-terre, la conduite du moine est finalement contée d’une manière très neutre, renforçant de beaucoup la force de l’impression que laisse le moine sur son lecteur : Ambrosio n’est-il pas finalement un être humain tout à fait banal, à l’image de tous les autres ?

 

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25 septembre 2011

Fuck America - Edgar Hisenrath

fuck_americaQuatrième de couverture :

Tout juste débarqué aux Etats Unis, Jacob Bronsky erre dans le New York miteux des années 1950, parmi les clodos et les putes. L'américan Way of Life ? Comprend pas. Le rêve américain ? Encore moins.

Enchaînant les jobs minables, Jakob Bronsky n'a que deux obsessions : soulager son sexe et écrire un roman sur son expérience des hettos uifs. Un futur Best-seller à coup sûr !

Editions : Le Point - ISBN : 9 782757 818022 - Poche 281 pages - Prix : 7 €

A propos de l'auteur :

Né à Leipzig en 1926, Edgar Hilsenrath a connu les ghettos durant la guerre, avant de s'exiler à New York. Ses livres connaissent d'abord le succès aux Etats Unis, avant de devenir des best-sellers en Allemagne.

Mon avis : Indiangay

Au commencement du livre, je me suis demandé si je n'allais pas abandonner. L'obsession de Edgar Hilsenrath de vouloir nous faire partager les difficultés de son héros à assouvir ses pulsions sexuelles en essayant de trouver du sexe à bas prix était fort désagréable. Mais je ne sais pourquoi, mû par je ne sais quelle énergie, j'en ai continué la lecture et j'y ai découvert à travers les yeux de son auteur, tout ce que pouvait ressentir les nouveaux arrivants dans ce grand continent : la solitude, le rêve américain qui s'éloigne au fur et à mesure que les années passent, le racisme latent et/ou avéré et ce, par toutes les ethnies confondues, la drogue omniprésente.

A travers l'existence et les déboires de Jakob Bronsky, Edgar Hilsenrath, nous fait découvrir le profond fossé qui existait entre les juifs installés avant la dernière guerre mondiale et ceux qui ne purent émigrer qu'après en raison des quotas revus à la baisse. Leurs difficultés à trouver leur place dans un monde totalement différent de celui ou ils avaient vécu. Leurs errances dans les cafés d'immigrés, se partageant les "bons tuyaux" pour trouver un job bien payé, leurs combines pour survivre et la honte de ceux arrivés précédemment et qui ont réussi et qui refusent de voir leur reflet dans ces nouveaux arrivants.

En fait et contre toute attente, j'ai aimé ce livre. Si j'ai eu beaucoup de mal à "y entrer", je ne regrette pas d'avoir persévéré.

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12 novembre 2010

Les Sept Pilliers de la sagesse - T.E. Lawrence

sept_piliersEn novembre 1919, le premier manuscrit des Sept Piliers de la sagesse est volé à T.E. Lawrence en gare de Reading. Il le réécrit de mémoire en un mois, et pour éviter de le perdre une seconde fois, en fait imprimer huit exemplaires, à l'imprimerie de l'Oxford Times, qu'il corrige lui-même, y introduisant de multiples changements.

Plus longue d'un tiers que la version par souscription seule disponible jusqu'à présent, c'est cette version d'Oxford totalement indite en France que le lecteur découvrira ici. Rendant également compte de la Révolution arabe, et du rôle prédominant que joua dans celle-ci le lieutenant-colonel Lawrence. Cette version au style plus foisonnant et délié, le montre plus libre dans son discours et dans ses appréciations des intervenants - qu'il s'agisse du portrait de Fayçal ou des allusion à l'homosexualité -, révélant aussi bien des réflexions philosophiques que des détails pratiques de la vie quotidienne.

Que vous soyez amateurs d'histoire politique, de littérature ou d'autobiographie, voici un texte de référence.

Editions : Phébus - IBSN : 9 782752 901934 - 1023 pages - Prix : 25 €.

 A propos de l'auteur :

Archéologue, passionné de littérature classique et médiévale, T.E. Lawrence (1888-1935), vit quatre ans en Syrie et en Palestine avant le début de la guerre. Il s'engage au service cartographique de l'armée britannique au Caire puis est transféré au Service des Renseignements militaires.

Panarabisme et acuité géopolitique font rapidement de lui le héraut del'indépendance arabe. Il est pourtant déçu par l'issue de la guerre et le traité de Versailles. Il s'engage sous un pseudonyme dans la R.A.F. Changeant plusieurs fois d'identité et de postes dans l'armée. Il meur d'un accident de moto dans le Dorset.

 

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26 septembre 2010

Paradoxia (journal d'une prédatrice) - Lydia Lunch

lydia_lunch_paradoxia_journal_dune_predatrice_L_1Réservé aux + de 18 ans et aux personnes très averties

Récit autobiographique, Paradoxia, se situe dans les milieux du sexe et de la drogue, au coeur de la culture underground new-yorkaise des années 70. Lydia Lunch multiplie les scènes de débauche et de violence dans une permanente quête de paroxysmes.

Guidée par la souffrance de l'inceste, elle s'offre à la jouissance des dangers physiques et moraux. Tout est expérimentable dans le sexe, surtout à l'aide de Smirnoff et de cocaïne et c'est un jeu que de faire mal ou d'avoir mal. Jusqu'à chercher une limite ultime, la mort, approchée par les surdoses ou les braquages.

Editions : Motifs - ISBN : 9 782842 611538 - Poche 223 pages - Prix : 5,95 €

Avis :

Un livre très cru par un personnage - au sens entier du terme - spectaculaire.

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