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Quatrième de couverture :

Un homme, noir, et une femme, blanche, tombent amoureux l'un de l'autre. Les sentiments ont la force de l'évidence, mais aussi celle du défi ; ils incarnent deux mondes qui ne se connaissent pas, ne se comprennent pas. La bourgeoisie environnante se moque de leur amour, le refuse, le nie.

Et triomphera peut être...

Editions du Seuil, collection Points : ISBN  : 9 782757 814598 - Poche : 313 pages - Prix : 7,30 €

Mon avis : Volodia

Décidemment, Angot n'est pas ma tasse de thé. Cela fait le troisième livre que je m'efforce d'ingurgiter en essayant d'occulter toutes les critiques bonnes et/ou mauvaises lues sur ceux-ci et, ça ne passe pas.

Les livres d'Angot tourne en boucle sur l'inceste, ses histoires de culs, son égocentrisme et son hystérie qui vous ferait l'inviter à prendre un lexomil histoire qu'elle se détende un peu, et évite de nous abrutir les yeux avec ses écrits mal ficelés, énonçant des platitudes et surtout faisant étalage de ses préférences ? et/ou pratiques sexuelles qu'elle nous assène à longueur de livres. Après chacun ses goûts fussent-ils mauvais. Un homme décrirait les pratiques intimes de son couple on le traiterait de goujat ! Bien qu'elle soit une femme, je la qualifie, moi, de "non gentleman" !

Dans ce livre Christine Angot nous conte par le menu, sa relation avec Bruno Beausir Alias Doc Gynéco, mais également son attirance pour un certain marc, quarantenaire en couple qui malgré une déclaration enflammée au sortir d'un dîner, ne franchit toujours pas le cap de laisser sa compagne pour se mettre en couple avec elle. S'ensuivent des conversations téléphoniques surréalistes ou elle l'assomme de reproches puérils sortis de son esprit torturé, et lui se confond en excuses pour son inconsistance.

Son histoire avec le sieur Beausir n'est guère plus heureuse, celui-ci parallèlement à l'aventure qu'il vit avec elle, continu d'entretenir des relations avec son ex-compagne, mère de ses trois enfants et ne semble guère disposer, lui non plus, à tout laisser tomber pour elle sachant qu'il peut la "trousser" entre deux portes et/ou débarquer chez elle selon son bon vouloir.  

Le moins que l'on puisse dire est qu'en plus d'avoir la cuisse légère, la modestie n'étouffe pas, dame Angot, qui tient à nous signaler le fossé, que dis-je le Grand Canyon qui sépare le "milieu littéraire" qu'elle fréquente, avec celui de son amant métis antillais, sortant lui, d'une HLM de la Porte de la Chapelle. Chacune des deux parties se demandant comment  cela va finir, ce qui les attire l'un envers l'autre. En bref, elle s'ébaubie elle-même pseudo intellectuelle de gauche, de ce qui les rapproche et les lie l'un à l'autre, tout en s'interrogeant sur le qu'en-dira-t-on de ses relations d'écrivallonne blanche amoureuse d'un rappeur de couleur....!

Dans son livre, Angot fait passer Mr Beausir pour un inculte, alors qu'elle... Mais qui est-elle au juste : une fille illégitime élevée dans une HLM de province, violée (ou plutôt sodomisée) par son père, et qui se donne des airs d'intellectuelle effarouchée lorsqu'on la sort de sa zone de confort, entendez le quartier St Augustin ou elle réside et/ou le St Germain des Prés des m'as-tu-vu.

Bref, c'est le dernier livre que je lis de cette dame si on peut encore la considérer comme telle !